Frise chronologique
1870
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1870 (≈ 1870)
Immeuble abritant la pâtisserie édifié.
1928
Réaménagement Art Déco
Réaménagement Art Déco
1928 (≈ 1928)
Salon de thé redessiné par Boucher.
1940
Refonte de la façade
Refonte de la façade
1940 (≈ 1940)
Modification architecturale extérieure.
23 mai 1984
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
23 mai 1984 (≈ 1984)
Protection de la devanture et du décor.
fin XIXe siècle
Plafond peint de Cérès
Plafond peint de Cérès
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Réalisation du décor mythologique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La devanture et le décor intérieur : inscription par arrêté du 23 mai 1984
Personnages clés
| Boucher - Architecte maître d'œuvre |
Auteur du réaménagement Art Déco en 1928. |
Origine et histoire
La pâtisserie située au 180 rue du Temple, dans le 3e arrondissement de Paris, occupe le rez-de-chaussée d’un immeuble construit en 1870. Son plafond, orné d’une fresque figurant la déesse Cérès, date de la fin du XIXe siècle et témoigne de l’influence des motifs mythologiques dans les décors commerciaux de l’époque. Ce lieu, à la fois pâtisserie et salon de thé, illustre l’évolution des espaces dédiés à la sociabilité parisienne entre le Second Empire et la Belle Époque.
En 1928, l’architecte Boucher réaménage le salon de thé dans un style Art Déco, intégrant des symboles maçonniques comme le triangle, reflétant les tendances esthétiques et culturelles des années 1920. La façade, quant à elle, est refaite en 1940, marquant une dernière transformation architecturale avant sa protection. Depuis 1984, la devanture et le décor intérieur sont inscrits aux Monuments Historiques, préservant ainsi un patrimoine à la fois commercial, artistique et social.
Ce monument incarne les mutations urbaines et culturelles de Paris, où l’artisanat de bouche, l’art et les réseaux sociaux (comme la franc-maçonnerie) se croisent. Son inscription au titre des Monuments Historiques souligne son importance comme témoin des pratiques architecturales et des modes de vie parisiens entre le XIXe et le XXe siècle.