Frise chronologique
milieu du XVIIe siècle
Création du marché
Création du marché
milieu du XVIIe siècle (≈ 1750)
Marché aux chevaux originel rue Geoffroy-Saint-Hilaire.
1760
Construction ordonnée
Construction ordonnée
1760 (≈ 1760)
Ordre donné par Antoine de Sartine.
27 février 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
27 février 1925 (≈ 1925)
Inscription de la façade.
début XXe siècle
Reconversion en commissariat
Reconversion en commissariat
début XXe siècle (≈ 2004)
Nouvel usage policier du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade sur rue : inscription par arrêté du 27 février 1925
Personnages clés
| Antoine de Sartine - Lieutenant de police |
Ordonna la construction en 1760. |
Origine et histoire
Le pavillon situé au 5 rue Geoffroy-Saint-Hilaire, dans le 5e arrondissement de Paris, fut construit en 1760 sur ordre d’Antoine de Sartine, alors lieutenant de police. Ce bâtiment marquait le déplacement de l’entrée principale du marché aux chevaux, initialement situé rue du Marché-aux-chevaux (actuelle rue Geoffroy-Saint-Hilaire) depuis le milieu du XVIIe siècle, vers le nouvel axe du boulevard de l’Hôpital. Il abritait les agents chargés de surveiller les transactions et d’arbitrer les litiges, notamment ceux liés aux pratiques frauduleuses des maquignons. Son rôle était aussi financier : l’acheteur y déposait les fonds, qui n’étaient remboursés au vendeur qu’après un délai de huit jours, en l’absence de réclamation.
L’architecture du pavillon se distingue par une façade sobre mais élégante, ornée d’un balcon en fer forgé et surmontée d’un fronton sculpté. Ce dernier représente les armes de France (sans fleur de lys), encadrées de palmes, symboles de paix ou de victoire. Les écoinçons des arcades de la fenêtre centrale sont décorés de sculptures animales (un coq et une grue), tandis qu’un mascaron féminin orne la clef de voûte. Ces éléments décoratifs, typiques du XVIIIe siècle, soulignent la fonction officielle du bâtiment. Au début du XXe siècle, le pavillon fut reconverti en commissariat de police, témoignant de son ancrage durable dans le paysage urbain parisien.
Classé monument historique en 1925 pour sa façade, le pavillon est aujourd’hui propriété de la commune de Paris. Son histoire reflète l’évolution des pratiques commerciales et policières dans la capitale, depuis l’Ancien Régime jusqu’à l’époque contemporaine. Bien que son usage initial ait disparu avec la fermeture du marché aux chevaux, son architecture et son passé en font un vestige notable du patrimoine parisien du siècle des Lumières.