Frise chronologique
XVIe siècle
Construction du pavillon
Construction du pavillon
XVIe siècle (≈ 1650)
Érigé par Jeanne de Quiqueran, style Renaissance.
25 novembre 1905
Classement monument historique
Classement monument historique
25 novembre 1905 (≈ 1905)
Protection officielle par l’État français.
1906
Réplique par Frédéric Mistral
Réplique par Frédéric Mistral
1906 (≈ 1906)
Tombeau à Maillane, inspiré du pavillon.
années 1920
Réplique par Gustave Trasenster
Réplique par Gustave Trasenster
années 1920 (≈ 1920)
Tombeau familial en Belgique, copie fidèle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Jeanne de Quiqueran - Baronne des Baux (XVIe siècle) |
Commanditaire du pavillon d’Amour original. |
| Honoré des Martins - Baron des Baux (1568–1581) |
Époux de Jeanne de Quiqueran. |
| Frédéric Mistral - Écrivain provençal (1830–1914) |
A fait construire une réplique-tombeau. |
| Gustave Trasenster - Industriel belge (fin XIXe–1931) |
A reproduit le pavillon comme tombeau. |
Origine et histoire
Le pavillon d’Amour de la Reine Jeanne, situé dans le vallon de la Fontaine aux Baux-de-Provence, est un temple de style Renaissance et arts décoratifs érigé au XVIe siècle. Commandé par la baronne Jeanne de Quiqueran, épouse d’Honoré des Martins (baron des Baux de 1568 à 1581), ce monument fut conçu comme un hommage à l’amour romantique, au cœur d’un jardin d’agrément planté de cyprès, près de l’ancien lavoir du village. Classé aux monuments historiques depuis le 25 novembre 1905, il incarne aujourd’hui un patrimoine fragile, laissé à l’abandon et menacé de ruine.
Le pavillon original, aujourd’hui en état de délabrement avancé, a inspiré deux répliques notables. En 1906, l’écrivain Frédéric Mistral en fit construire une version pour son tombeau au cimetière de Maillane, où il repose depuis 1914. Une autre réplique, identique, fut édifiée à la fin des années 1920 par l’industriel Gustave Trasenster comme tombeau familial en Belgique. Ces répliques pourraient devenir les seuls témoignages de ce monument provençal, dont l’authenticité historique et architecturale risque de disparaître.
Le site, jadis intégré à un jardin ornemental appartenant à la famille des Baux, se trouve dans un vallon pittoresque aux portes du village. Les photographies anciennes, contrastant avec l’état actuel de dégradation, soulignent l’importance culturelle et sentimentale de ce lieu. Malgré son classement précoce comme monument historique, le pavillon et son environnement n’ont bénéficié d’aucune restauration significative, mettant en péril ce patrimoine lié à l’histoire locale et à la mémoire de Jeanne de Quiqueran.