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Pavillon de l'Arquebuse à Soissons dans l'Aisne

Patrimoine classé Patrimoine urbain Pavillon

Pavillon de l'Arquebuse à Soissons

    Pavillon de l'Arquebuse
    02200 Soissons
Propriété de la commune
Pavillon de lArquebuse à Soissons
Pavillon de lArquebuse à Soissons
Pavillon de lArquebuse à Soissons
Pavillon de lArquebuse à Soissons
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Pavillon de lArquebuse à Soissons
Pavillon de lArquebuse à Soissons
Pavillon de lArquebuse à Soissons
Crédit photo : BENDEJ02 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Création des Compagnies d'Arc et d'Arbalète
1596
Soissons reste ligueuse
1603
Fondation de la Compagnie de l'Arquebuse
1626
Construction du pavillon
1636
Agrandissement par le Maréchal d'Estrées
1648
Réaménagement du jardin
1673
Visite de Louis XIV
XIXe siècle
Conversion en Magasin du Génie
1901 et 1913
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du pavillon en briques et pierres faisant partie du Magasin du Génie : classement par arrêté du 19 juillet 1901 et par arrêté du 20 août 1913

Personnages clés

Duc de Mayenne - Chef de la Ligue Fonda la Compagnie de l'Arquebuse en 1603.
Maréchal d'Estrées (1573-1670) - Commanditaire des travaux Fit construire le pavillon en 1636.
Pierre Jacheron - Maître-verrier soissonnais Auteur des vitraux des *Métamorphoses*.
Louis XIV - Roi de France Visita le pavillon en 1673.
Robert Gaudechot - Bourgeois de Soissons Archiva les comptes en 1640.
Capitaine Chocu (sieur de Richemont) - Chef des arquebusiers Récompensé pour sa loyauté à la Ligue.

Origine et histoire

Le pavillon de l'Arquebuse, situé à Soissons dans l'Aisne, fut construit en 1626 dans un style Renaissance, au cœur d'un jardin d'agrément. Il servit de siège à la Compagnie des arquebusiers de Soissons, une milice urbaine héritière des traditions médiévales de défense locale. Ce bâtiment en brique et pierre, orné d'un haut comble d'ardoises et de girouettes représentant des arquebusiers, abritait une salle éclairée par dix vitraux inspirés des Métamorphoses d'Ovide, réalisés par le maître-verrier soissonnais Pierre Jacheron.

Les origines de cette institution remontent au XIVe siècle, lorsque les Compagnies d'Arc, d'Arbalète et d'Arquebuse furent créées pour défendre les villes de Picardie. La Compagnie de l'Arquebuse, rivale de celle de l'Arbalète, fut favorisée par le duc de Mayenne en 1603, qui lui octroya un terrain sur les anciens remparts pour y établir un tir, une salle de réunions et un jardin. En 1636, le Maréchal d'Estrées fit ériger l'actuel pavillon, financé par les corporations locales, tandis que le jardin fut réaménagé en 1648 avec des allées de tilleuls et un jet d'eau.

Le pavillon connut son apogée au XVIIe siècle, accueillant même Louis XIV en 1673, qui admira ses vitraux sans toutefois les acquérir. Au XIXe siècle, le bâtiment fut converti en Magasin du Génie, servant de dépôt d'armes et de poudre. Classé monument historique en 1901 et 1913 pour ses façades et toitures, il témoigne aujourd'hui de l'histoire militaire et artisanale de Soissons, ainsi que du mécénat des élites locales sous l'Ancien Régime.

La Compagnie de l'Arquebuse, dirigée par un roi élu annuellement le lundi de Pentecôte, bénéficiait de privilèges fiscaux hérités du Moyen Âge. Ses membres, issus de la bourgeoisie soissonnaise, délaissèrent progressivement les compagnies de l'Arc et de l'Arbalète, tombées en désuétude. Le pavillon, symbole de cette institution, incarne aussi les rivalités entre milices urbaines et l'évolution des techniques militaires, du XIVe au XVIIe siècle.

Les vitraux de Pierre Jacheron, aujourd'hui disparus, étaient considérés comme des chefs-d'œuvre de la peinture sur verre, alliant précision du dessin et vivacité des couleurs. La grande porte du pavillon, érigée en 1658 sur initiative du Maréchal d'Estrées, était surmontée de trophées et d'attributs militaires. Le jardin, initialement conçu en étoile de charmille, fut transformé en 1648 en un espace géométrique typique des jardins classiques, avec une terrasse ouverte sur la campagne ajoutée en 1672.

Liens externes