Frise chronologique
1878
Exposition universelle de Paris
Exposition universelle de Paris
1878 (≈ 1878)
Construction du pavillon par Thrap-Meyer.
vers 1890
Intégration à la propriété Stirbey
Intégration à la propriété Stirbey
vers 1890 (≈ 1890)
Don à Consuelo Fould à Courbevoie.
1927
Légs à la ville de Courbevoie
Légs à la ville de Courbevoie
1927 (≈ 1927)
Transformation en musée conditionnelle.
1951
Ouverture du musée Roybet-Fould
Ouverture du musée Roybet-Fould
1951 (≈ 1951)
Inauguration dans le parc de Bécon.
1987
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1987 (≈ 1987)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pavillon de la Suède et de la Norvège (cad. B 3) : inscription par arrêté du 27 mai 1987
Personnages clés
| Henrik Thrap-Meyer - Architecte |
Concepteur du pavillon pour l’Exposition de 1878. |
| Consuelo Fould - Mécène et peintre |
Propriétaire, légataire du musée Roybet-Fould. |
| George Stirbey - Prince, beau-père de Consuelo |
Donateur du pavillon à sa fille adoptive. |
| Ferdinand Roybet - Peintre et mentor |
Nom donné au musée par Consuelo. |
| Pasquier - Architecte |
Auteur de l’atelier ajouté au pavillon. |
Origine et histoire
Le pavillon de la Suède et de la Norvège fut conçu par l’architecte norvégien Henrik Thrap-Meyer pour l’Exposition universelle de 1878 à Paris. Ce bâtiment, divisé en deux parties (Suède à gauche, Norvège à droite), fut ensuite offert à Consuelo Fould, fille adoptive du prince George Stirbey, qui l’intégra à sa propriété de Courbevoie vers 1890. Un atelier d’artiste, ajouté par l’architecte Pasquier, compléta l’ensemble, transformé en résidence et lieu de création pour Consuelo, elle-même peintre et élève de Ferdinand Roybet.
À sa mort en 1927, Consuelo Fould légua la propriété à la ville de Courbevoie, à condition d’y créer un musée portant le nom de son mentor, Ferdinand Roybet. Le pavillon, accolé au futur musée Roybet-Fould (ouvert en 1951), abrite aujourd’hui des collections d’art du XIXe siècle, dont des œuvres de Roybet, Jean-Baptiste Carpeaux, ou Albert Gleizes, ainsi que des vestiges des Tuileries incendiées en 1871. Le site inclut aussi le pavillon des Indes, autre relique de l’Exposition de 1878.
Classé Monument Historique en 1987 pour sa façade et sa structure (cadastre B 3), le pavillon illustre l’héritage des expositions universelles et le mécénat artistique local. Son architecture éclectique, mêlant influences scandinaves et style fin-XIXe, en fait un témoignage rare de cette époque. Le musée adjacent conserve par ailleurs des archives sur l’histoire locale, comme des souvenirs liés au retour des cendres de Napoléon Ier ou des cartes postales anciennes.