Premiers plans proposés 1894 (≈ 1894)
Projet initial du pavillon répartiteur
1898-1900
Construction principale
Construction principale 1898-1900 (≈ 1899)
Chantier dirigé par Gassier et Hugues
1906
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1906 (≈ 1906)
Mise en service du système
Après 1945
Abandon du système gravitaire
Abandon du système gravitaire Après 1945 (≈ 1945)
Remplacement par tore sous pression
9 février 1998
Inscription monument historique
Inscription monument historique 9 février 1998 (≈ 1998)
Protection totale du pavillon
2002
Désaffectation complète
Désaffectation complète 2002 (≈ 2002)
Fin de l'usage industriel
2013
Restauration de la verrière
Restauration de la verrière 2013 (≈ 2013)
Travaux sur la couverture
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pavillon, en totalité (cad. D 100) : inscription par arrêté du 9 février 1998
Personnages clés
Baptistin Duce - Ingénieur du Canal de Marseille
Concepteur des plans du pavillon
Hugues - Chef de travaux
Responsable du chantier principal
Entreprise Gassier - Maître d'œuvre
Réalisation des travaux (1898-1900)
Origine et histoire du Pavillon de partage des eaux
Le pavillon de partage des eaux des Chutes-Lavie, surnommé Le Tore, est un édifice de génie civil construit entre 1899 et 1906 à Marseille, dans le quartier des Chutes-Lavie (4e arrondissement). Conçu par l’ingénieur Baptistin Duce, il faisait partie du réseau hydraulique alimentant en eau douce les nouveaux quartiers nord de la ville, ainsi que les locomotives à vapeur du Chemin de Fer Paris-Lyon-Marseille via la rotonde de la rue Pautrier. Son architecture combine un bâtiment administratif en briques et pierres, surmonté d’un blason Canal de Marseille, et une structure technique octogonale massive, abritant un système de répartition d’eau par gravitation.
Le pavillon jouait un rôle central dans la double-canalisation mise en place dès 1897 pour pallier les lacunes du réseau existant. Les eaux, acheminées depuis le Canal de Marseille, étaient distribuées via huit descentes périphériques sous une verrière métallique. Après la Seconde Guerre mondiale, le système à l’air libre fut remplacé par un tore sous pression. Désaffecté en 2002, le site a été inscrit aux monuments historiques en 1998 et labellisé Patrimoine du XXe siècle. Sa verrière a été restaurée en 2013, préservant un témoignage unique de l’ingénierie hydraulique marseillaise.
Architecturalement, le bâtiment se distingue par son toit en ardoises disposées en écaille et son réservoir central, aujourd’hui désaffecté. La partie technique, aux murs épais calculés pour résister aux poussées, abritait un conduit vertical en brique s’évasant en une voûte annulaire. Le projet, initié dès 1894, fut mené par l’entreprise Gassier sous la direction de l’ingénieur Hugues. Bien que postérieur au Palais Longchamp, il en constituait une extension fonctionnelle, permettant une distribution d’eau sous pression vers les quartiers en altitude, comme Sainte-Marthe.
Situé à la jonction des tunnels ferroviaires de Saint-Charles et des Chartreux, le pavillon illustre l’adaptation des infrastructures marseillaises à l’urbanisation croissante du nord de la ville. Son inscription comme monument historique souligne son importance patrimoniale, mêlant utilité industrielle et qualité architecturale. Les projets de muséification envisagés dès les années 1980 n’ont cependant pas abouti, laissant le site dans un état de conservation partielle, malgré la protection de sa totalité (cadastre D 100).