Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud dans les Yvelines

Patrimoine classé Relais de chasse Pavillon

Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud

  • Chemin du Butard
  • 78170 La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Pavillon du Butard de La Celle-Saint-Cloud
Crédit photo : ℍenry Salomé - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1750
Construction pour Louis XV
1752
Ajout de dépendances
1860
Rénovation par Questel
1870
Saccage pendant la guerre
1911-1917
Travaux de Paul Poiret
1927
Classement historique
1944
Endommagé pendant la guerre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Cet immeuble fait partie du Domaine national du château de Versailles institué par le décret n°2024-472 du 24 mai 2024. Les parties intérieures ont été classées au titre des Monuments historiques intégralement et de plein droit par ce décret.

Personnages clés

Louis XV Roi pour qui le pavillon a été construit.
Ange-Jacques Gabriel Architecte ayant construit le pavillon.
Louis XVI Roi ayant utilisé le pavillon pour la chasse.
François-Nicolas Périgon Acheteur du pavillon pendant la Révolution.
Joséphine de Beauharnais Propriétaire du pavillon avant son divorce.
Charles-Auguste Questel Architecte ayant rénové le pavillon en 1860.
Edmond Blanc Locataire du pavillon au début des années 1900.
Paul Poiret Locataire ayant entrepris des travaux et organisé des événements.
Maurice Métayer Locataire du pavillon après Paul Poiret.

Origine et histoire du Pavillon du Butard

Le pavillon du Butard est un ancien rendez‑vous de chasse situé dans la forêt domaniale de Fausses‑Reposes, à La Celle‑Saint‑Cloud (Yvelines, Île‑de‑France). Construit pour Louis XV dans les années 1750 par l'architecte Ange‑Jacques Gabriel, il faisait partie d'une série de pavillons de chasse réalisés pour le roi. À partir de 1752, des dépendances furent ajoutées, notamment une laiterie, une vacherie, une écurie et un pavillon de garde. Le pavillon accueillit également Louis XVI lors de parties de chasse. Saisi pendant la Révolution, il fut vendu à François‑Nicolas Périgon puis acquis par Joséphine de Beauharnais avant de revenir à l'État lors de leur divorce. Peu utilisé sous la Restauration, il retrouva l'attention sous le Second Empire lorsque l'architecte Charles‑Auguste Questel, en 1860, supprima la plupart des dépendances et construisit un deuxième logement de garde sur le modèle du premier. Durant la guerre de 1870, occupé par les troupes prussiennes, le pavillon fut saccagé et ses boiseries brûlées. Après la Commune, la gestion revint à l'administration des Eaux et Forêts puis à l'Office national des forêts, et le bâtiment connut une longue période d'abandon avant d'être de nouveau loué à partir des années 1900. Diverses personnalités se succédèrent comme locataires : Edmond Blanc, Paul Poiret qui y entreprit d'importants travaux et organisa fêtes et concerts entre 1911 et 1917, puis Maurice Métayer. En 1933 la société du Vieux Marly y installa un musée, mais l'édifice fut endommagé par l'explosion d'une bombe dans la nuit du 16 juin 1944. Après la Libération, le pavillon servit de refuge à certaines personnalités et fut mis à la disposition des présidents de l'Assemblée nationale ; il fut également impliqué dans l'affaire dite « des ballets roses » en 1959. L'État resta propriétaire ; en 2015 la SPPEF a contesté un décret de cession visant la vente du pavillon et de deux maisons forestières, et en 2019 le Centre des monuments nationaux s'est montré intéressé. L'accès se fait par le chemin du Butard via l'avenue des Puits (RD 173), qui marque la limite communale avec Vaucresson. Architectoniquement, le pavillon présente une façade sobre : un perron mène à une porte vitrée surmontée d'un fronton triangulaire sculpté en haut‑relief représentant la chasse au sanglier, motif rare parmi ces pavillons, tandis que des portes latérales sont ornées de têtes de cerf en médaillon. Un ancien portail encadré de pilastres conduisait à une cour pavée ; à droite, un escalier extérieur dessert l'entresol et les caves. À l'intérieur, le vestibule conserve un sol en carreaux damiers noir et blanc et ses proportions anciennes, sauf l'ouverture d'une porte de service percée en 1860. À gauche du vestibule, le cabinet de chaise, équipé d'un parquet, d'une table d'écriture et de fauteuils, comportait une chaise d'aisances en palissandre et fut transformé en cuisine lors des travaux de 1860 ; à droite, le réchauffoir, simple et carrelé, servait à réchauffer les mets et devint un petit salon à la même époque. Le salon principal est une pièce circulaire au parquet en point de Hongrie, dotée de fenêtres alternant avec des portes, d'une cheminée et d'un plafond bleu orné d'une frise d'amours ; ses balcons offrent une vue dégagée sur les bois. L'entresol comprend une suite de trois pièces basses de plafond éclairées par des fenêtres rasantes, dont deux portent aujourd'hui les noms de Salon vert et Salon fleuri. Le pavillon a été classé au titre des monuments historiques dans son ensemble par arrêté du 29 août 1927, et certaines parties intérieures ont fait l'objet d'un classement le 24 mai 2024.

Liens externes