Construction des pavillons 1779 (≈ 1779)
Édification des pavillons d'octroi selon les plans de Mathieu Bayeux.
1781
Représentation des pavillons
Représentation des pavillons 1781 (≈ 1781)
Les pavillons figurent sur un dessin de cette année.
1930
Désaffectation des pavillons
Désaffectation des pavillons 1930 (≈ 1930)
Les pavillons perdent leur usage initial avec la suppression de l'octroi.
12 avril 1951
Classement monuments historiques
Classement monuments historiques 12 avril 1951 (≈ 1951)
Les pavillons sont classés monuments historiques par arrêté.
2000
Restauration des pavillons
Restauration des pavillons 2000 (≈ 2000)
Les pavillons font l'objet d'une restauration et trouvent de nouvelles vocations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les quatre pavillons de pierre, de style Louis XVI : classement par arrêté du 12 avril 1951
Personnages clés
Mathieu Bayeux
Architecte ayant conçu les plans des pavillons d'octroi.
Ange-Jacques Gabriel
Architecte dont le style a inspiré la construction des pavillons.
Origine et histoire
Les pavillons d'octroi sont quatre édicules en pierre de taille (tuffeau) situés en bord de Loire, place Choiseul à Tours. Ils ont été construits en 1779 d'après des plans de Mathieu Bayeux lors de l'aménagement de la place, consécutif à la percée de la nouvelle voie nord‑sud et à l'achèvement du pont Wilson, et figurent sur un dessin de 1781. De plan carré, ils présentent un rez‑de‑chaussée et un étage coiffés d'un dôme et reflètent le style Louis XVI, inspiré des réalisations d'Ange‑Jacques Gabriel. La pierre constitue l'unique matériau des murs et du dôme. Côté intérieur de la place, chaque pavillon est percé d'une porte au rez‑de‑chaussée ; un fronton courbe, soutenu par des pilastres, marque la base du dôme, deux oculus au‑dessus des baies du rez‑de‑chaussée éclairent l'étage et une fenêtre s'ouvre vers l'ancienne grille d'octroi. La place Choiseul, de plan semi‑circulaire, comportait originellement ces quatre pavillons reliés deux à deux par des murs en arc de cercle formant l'arrière de la place, dispositif qui permettait des points de contrôle au nord et en bordure de Loire. Un des murs fut détruit avant 1914 ; seul subsiste le mur oriental, qui constitue aujourd'hui la limite de propriété d'un établissement scolaire. Les pavillons formaient la barrière de la Tranchée, pourvue de trois accès à la limite nord de la commune : deux d'entre eux sont disposés de part et d'autre de l'avenue de la Tranchée, l'occidental longe le quai de Portillon et l'oriental le quai Paul‑Bert. Conçus pour percevoir l'octroi aux portes nord de la ville, ils furent désaffectés en 1930 lors de la suppression de cet impôt à Tours. Les quatre bâtiments appartiennent à la ville ; ils ont été classés monuments historiques par arrêté du 12 avril 1951, après l'annulation d'une précédente inscription du 29 décembre 1927, et ont fait l'objet d'une restauration en 2000. Après cette restauration, le pavillon nord‑ouest accueille le siège d'une association culturelle et le pavillon nord‑est a été transformé en galerie d'art, tandis que les autres pavillons conservent leur vocation patrimoniale. Avant la construction de ces édicules en pierre, les bureaux d'octroi à Tours avaient d'abord été de simples cabanes en bois, puis reconstruits en maçonnerie avec une architecture différente de celle de la barrière de la Tranchée.