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Frise chronologique
1930
Construction des pavillons
Construction des pavillons
1930 (≈ 1930)
Pour l'Exposition coloniale de 1931.
1933
Réaffectation en Musée du Bois
Réaffectation en Musée du Bois
1933 (≈ 1933)
Jusqu'en 1971.
1969
Fondation de l'Institut international bouddhique
Fondation de l'Institut international bouddhique
1969 (≈ 1969)
Par Jean Sainteny.
28 octobre 1977
Inauguration de la pagode
Inauguration de la pagode
28 octobre 1977 (≈ 1977)
Par Jacques Chirac.
1985
Construction du temple Kagyu-Dzong
Construction du temple Kagyu-Dzong
1985 (≈ 1985)
Initié par Kalou Rinpoché.
2003
Dissolution de l'Institut
Dissolution de l'Institut
2003 (≈ 2003)
Reprise par l'Union bouddhiste.
8 juillet 2024
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
8 juillet 2024 (≈ 2024)
Protection des pavillons.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les pavillons suivants, en totalité, situés 40 bis route de la ceinture du lac Daumesnil : le grand pavillon dit "la Grande Pagode" ; l'ancien pavillon de la Chasse ; l'ancien café ; l'ancien pavillon du commissariat ; la maison de garde ; le tout situé sur la parcelle n° 6, figurant au cadastre section AZ, et tel que figuré sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 8 juillet 2024
Personnages clés
| Louis-Hippolyte Boileau - Architecte |
Concepteur des pavillons en 1930. |
| Charles Carrière - Architecte |
Co-concepteur des pavillons. |
| Jean Sainteny - Fondateur de l'Institut bouddhique |
Ancien Commissaire du Tonkin. |
| Jacques Chirac - Maire de Paris |
Inaugure la pagode en 1977. |
| Kalou Rinpoché - Maître bouddhiste tibétain |
Initiateur du temple Kagyu-Dzong. |
| Jean Ober - Secrétaire général de l'Institut |
Collaborateur de Kalou Rinpoché. |
Origine et histoire
Les pavillons du Togo et du Cameroun furent édifiés en 1930 par les architectes Louis-Hippolyte Boileau et Charles Carrière pour l’Exposition coloniale internationale de 1931 à Paris. Après l’exposition, le site fut reconverti en Musée des industries du bois en 1933, avant de fermer en 1971. Ces bâtiments en charpente de bois, typiques de l’architecture coloniale éphémère, illustrent l’héritage des expositions universelles et leur réutilisation postérieure.
En 1969, l’homme politique Jean Sainteny, ancien Commissaire de la République pour le Tonkin et résistant, fonde l’Institut international bouddhique avec pour objectif de créer un centre cultuel bouddhique interconfessionnel en France. Malgré des difficultés financières, l’institut acquiert en 1975 l’ancien pavillon du Cameroun, alors à l’abandon, pour y établir une pagode. Celle-ci est inaugurée en 1977 par Jacques Chirac, maire de Paris, marquant la transformation d’un symbole colonial en lieu de spiritualité asiatique.
Le site s’enrichit en 1985 avec la construction du temple tibétain Kagyu-Dzong, initié par Kalou Rinpoché et Jean Ober, secrétaire général de l’institut. Après l’auto-dissolution de l’Institut en 2003, la gestion de la pagode est reprise par l’Union bouddhiste de France. Les pavillons, classés Monuments Historiques en 2024, témoignent aujourd’hui d’une double mémoire : coloniale et spirituelle.
L’architecture originale des pavillons, conçue pour mettre en valeur les colonies françaises d’Afrique, contraste avec leur vocation actuelle. Leur préservation illustre la réappropriation patrimoniale d’espaces initialement éphémères, tout en soulignant les tensions entre héritage colonial et dialogue interculturel. La pagode, ouverte au public, reste un lieu de culte, de méditation et de découverte de la culture extrême-orientale.