Construction de la demeure vers 1730 (≈ 1730)
Commande par Guillaume Burlot pour son fils.
24 août 2007
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 24 août 2007 (≈ 2007)
Protection des façades, toitures et éléments extérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La demeure, à savoir les façades et les toitures de la maison principale, les façades et les toitures des deux pavillons d'entrée et de leurs ailes respectives, le portail d'entrée, le muret situé entre la cour sud et le jardin, avec son puits, le terrain d'assiette des cours et du jardin, l'ensemble des murs de clôture des cours et du jardin (cad. D 389 à 391) : inscription par arrêté du 24 août 2007
Personnages clés
Guillaume Burlot - Sénéchal de l'abbaye de Bégard
Commanditaire de la demeure vers 1730.
Thomas Burlot - Chanoine et prévôt recteur
Fils de Guillaume, destinataire de la maison.
Origine et histoire
La demeure de Tonquédec, construite vers 1730, est un exemple typique des malouinières, ces maisons de plaisance inspirées des résidences des armateurs de Saint-Malo. Elle fut commanditée par Guillaume Burlot, sénéchal de l'abbaye royale de Bégard, pour son fils Thomas, alors chanoine puis prévôt recteur de la collégiale locale. Le bâtiment remplace un édifice plus ancien dont certaines dispositions furent réutilisées, comme l’organisation symétrique des espaces.
Le portail d’entrée, daté du XVIIIe siècle, se distingue par ses piliers carrés et s’ouvre sur une cour encadrée de deux pavillons symétriques de la même époque. À l’intérieur, un escalier en bois occupe le centre de la demeure, témoignant des dispositions architecturales caractéristiques du siècle des Lumières. L’ensemble, incluant façades, toitures, murs de clôture et puits, fut inscrit aux Monuments Historiques en 2007 pour sa valeur patrimoniale.
Cette demeure illustre le statut social de ses commanditaires, liés à l’Église et à l’administration seigneuriale. Son architecture mêle fonctionnalité et prestige, reflétant l’influence des modèles urbains dans les campagnes bretonnes du XVIIIe siècle. La conservation des éléments d’origine, comme le muret du jardin ou les cours, souligne son importance historique locale.