Frise chronologique
1432-1433
Construction de l'oratoire
Construction de l'oratoire
1432-1433 (≈ 1433)
Oratoire dédié à Notre-Dame de Consolation.
1657
Mort du marquis de Varambon
Mort du marquis de Varambon
1657 (≈ 1657)
Ferdinand-François-Just de Rye lègue le projet.
1665
Consécration de la nouvelle église
Consécration de la nouvelle église
1665 (≈ 1665)
Transfert des restes du marquis en 1669.
1670
Arrivée des premiers Minimes
Arrivée des premiers Minimes
1670 (≈ 1670)
Quatre moines s’installent en mai.
1671-1673
Construction du monastère
Construction du monastère
1671-1673 (≈ 1672)
Bâtiments achevés en carré de 40m.
1682
Achèvement de l'église néo-romane
Achèvement de l'église néo-romane
1682 (≈ 1682)
Chapelle avec mausolée du marquis.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789 (≈ 1789)
Transformé en dépôt de fourrage.
1827
Retour à l'Église
Retour à l'Église
1827 (≈ 1827)
Racheté après la Révolution.
1833
Ouverture du petit séminaire
Ouverture du petit séminaire
1833 (≈ 1833)
Formation de missionnaires jusqu’en 1978.
1913
Classement monument historique
Classement monument historique
1913 (≈ 1913)
Chapelle et mobilier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle ainsi que les objets d'art qu'elle renferme (mausolée de J. F de Rye, marquis de Varambon, marbre, fin du XVIIe siècle ; stalles, lambris et chaire à prêcher, bois sculpté, XVIIIe siècle) : classement par arrêté du 27 décembre 1913
Personnages clés
| Ferdinand-François-Just de Rye - Marquis de Varambon |
Fondateur du monastère, inhumé sur place. |
| Marie-Henriette de Cusance - Épouse du marquis |
Poursuit le projet après sa mort. |
| Charles II d'Espagne - Roi d'Espagne |
Autorise l’installation des Minimes en 1669. |
| Abbé Guyot - Religieux local |
Construisit la grotte de Lourdes en 1888. |
Origine et histoire
Le Petit Séminaire de Consolation trouve ses origines en 1432 avec la construction d’un oratoire dédié à Notre-Dame de Consolation, attirant des ermites dans cette vallée isolée. Au XVIIe siècle, Ferdinand-François-Just de Rye, marquis de Varambon, projette d’y fonder un monastère pour l’ordre des Minimes, un vœu repris par son épouse Marie-Henriette de Cusance après sa mort en 1657. Malgré des retards dus à des litiges successoraux et à l’attente de l’autorisation du roi d’Espagne (alors souverain de la Franche-Comté), les travaux débutent en 1671 avec les pierres du château fort de Châtelneuf-en-Vennes, détruit pendant la guerre de Dix Ans. Quatre Minimes s’y installent en 1670, et le monastère, achevé en 1673, forme un carré de 40 mètres autour d’un cloître central, avec une église néo-romane terminée en 1682.
À la Révolution, le monastère, presque désaffecté, est vendu comme bien national et transformé en dépôt de fourrage. Racheté par l’Église en 1827, il devient un petit séminaire en 1833, formant des missionnaires jusqu’à sa fermeture définitive en 1978. La chapelle, classée monument historique en 1913, abrite un mausolée baroque en marbres polychromes dédié au marquis de Rye, ainsi que des stalles, lambris et une chaire à prêcher du XVIIIe siècle. Le site, géré depuis 1978 par la Fondation du Val de Consolation, allie aujourd’hui patrimoine religieux et manifestations culturelles, tandis que son parc, avec cascades et jardin botanique, attire les promeneurs.
L’architecture du monastère, sobre et fonctionnelle, reflète la rigueur de l’ordre des Minimes : un étage de 18 cellules pour les moines, un rez-de-chaussée dédié aux espaces communs, et un jardin carré contigu. Au XIXe siècle, des aménagements transforment les bâtiments pour accueillir plus de cent élèves, avec l’ajout d’un deuxième étage. La chapelle, à nef unique rythmée par des pilastres doriques, conserve deux chapelles latérales, dont une abrite le mausolée du marquis. À proximité, la Maison Basse logeait autrefois la communauté des laïcs. Le parc, creusé par le Lançot et ses affluents, offre un cadre naturel spectaculaire, avec cascades, grottes (comme celle de Notre-Dame de Lourdes, construite en 1888) et sentiers de randonnée.
Le mobilier classé comprend, outre le mausolée (marbres noir, blanc et rouge orné de sculptures allégoriques), des stalles et lambris du chœur en bois sculpté du XVIIIe siècle, ainsi que deux tableaux représentant un saint évêque et saint Joseph. Une inscription latine sur le mausolée rappelle la fragilité des grandeurs humaines. Aujourd’hui, le site, propriété d’une association, perpétue sa vocation spirituelle et culturelle, tout en valorisant son patrimoine architectural et paysager exceptionnel.