Frise chronologique
2e moitié XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
2e moitié XVe siècle (≈ 1550)
Hôtel bâti pour Nicolas Gaudin.
1613
Vente aux tapissiers
Vente aux tapissiers
1613 (≈ 1613)
Racheté par Alexandre Motheron.
1625
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1625 (≈ 1625)
Acquis par les Ursulines.
1792
Fermeture du couvent
Fermeture du couvent
1792 (≈ 1792)
Conséquence de la Révolution.
1926
Classement MH
Classement MH
1926 (≈ 1926)
Inscrit à l’inventaire.
1983
Rachat par les Ursulines
Rachat par les Ursulines
1983 (≈ 1983)
Création du Centre Marie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Edifice dit La Petite Bourdaisière (cad. CK 389) : inscription par arrêté du 13 juillet 1926
Personnages clés
| Nicolas Gaudin - Seigneur de la Bourdaisière |
Commanditaire initial du bâtiment. |
| Isabelle Babou de La Bourdaisière - Descendante de Gaudin |
Vendit l’hôtel en 1613. |
| Alexandre Motheron - Maître tapissier |
Y installa un atelier. |
| Famille Babou - Propriétaire au XVIe |
Liaison avec François Ier. |
Origine et histoire
La Petite Bourdaisière est un hôtel particulier construit à la fin du XVe siècle à Tours, dans le quartier du Vieux-Tours, au 2 rue du Petit-Pré. Érigé en brique et pierre, il se distingue par une tourelle d’escalier polygonale, caractéristique de l’architecture civile de l’époque. À l’origine, il appartenait à Nicolas Gaudin, seigneur de la Bourdaisière, puis passa à sa descendance, dont la famille Babou, influente sous François Ier.
En 1613, Isabelle Babou de La Bourdaisière vend le bâtiment à une association de maîtres tapissiers, dont Alexandre Motheron, qui y installe une succursale de la manufacture des Gobelins. Cet atelier, lié à la production de tapisseries, marque l’histoire économique de Tours. Endetté, Motheron cède la propriété en 1625 aux Ursulines, qui y fondent un couvent jusqu’à la Révolution française (1792).
Le monument, adjacent à la chapelle Saint-Michel, est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1926. Après la Révolution, il devient le Petit Séminaire de Tours, puis est racheté en 1983 par l’association Marie Guyart pour y établir le Centre Marie de l’Incarnation, toujours animé par les Ursulines. Son histoire reflète les mutations religieuses, artisanales et patrimoniales de la ville.
La Petite Bourdaisière illustre aussi le rôle des élites locales : les Babou, proches du pouvoir royal, y développèrent un atelier de tapisserie parmi les premiers de Tours. Son architecture, préservée malgré les changements de vocation, témoigne de la transition entre Moyen Âge et Renaissance dans le Val de Loire.