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Petit Séminaire, ou la Petite Bourdaisière à Tours en Indre-et-Loire

Petit Séminaire, ou la Petite Bourdaisière

  • 2 Rue du Petit Pré
  • 37000 Tours
Crédit photo : Arcyon37 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
13 Rue des Ursulines 37000 Tours

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié XVe siècle
Construction initiale
1613
Vente aux tapissiers
1625
Fondation du couvent
1792
Fermeture du couvent
1926
Classement MH
1983
Rachat par les Ursulines
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Edifice dit La Petite Bourdaisière (cad. CK 389) : inscription par arrêté du 13 juillet 1926

Personnages clés

Nicolas Gaudin - Seigneur de la Bourdaisière Commanditaire initial du bâtiment.
Isabelle Babou de La Bourdaisière - Descendante de Gaudin Vendit l’hôtel en 1613.
Alexandre Motheron - Maître tapissier Y installa un atelier.
Famille Babou - Propriétaire au XVIe Liaison avec François Ier.

Origine et histoire

La Petite Bourdaisière est un hôtel particulier construit à la fin du XVe siècle à Tours, dans le quartier du Vieux-Tours, au 2 rue du Petit-Pré. Érigé en brique et pierre, il se distingue par une tourelle d’escalier polygonale, caractéristique de l’architecture civile de l’époque. À l’origine, il appartenait à Nicolas Gaudin, seigneur de la Bourdaisière, puis passa à sa descendance, dont la famille Babou, influente sous François Ier.

En 1613, Isabelle Babou de La Bourdaisière vend le bâtiment à une association de maîtres tapissiers, dont Alexandre Motheron, qui y installe une succursale de la manufacture des Gobelins. Cet atelier, lié à la production de tapisseries, marque l’histoire économique de Tours. Endetté, Motheron cède la propriété en 1625 aux Ursulines, qui y fondent un couvent jusqu’à la Révolution française (1792).

Le monument, adjacent à la chapelle Saint-Michel, est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1926. Après la Révolution, il devient le Petit Séminaire de Tours, puis est racheté en 1983 par l’association Marie Guyart pour y établir le Centre Marie de l’Incarnation, toujours animé par les Ursulines. Son histoire reflète les mutations religieuses, artisanales et patrimoniales de la ville.

La Petite Bourdaisière illustre aussi le rôle des élites locales : les Babou, proches du pouvoir royal, y développèrent un atelier de tapisserie parmi les premiers de Tours. Son architecture, préservée malgré les changements de vocation, témoigne de la transition entre Moyen Âge et Renaissance dans le Val de Loire.

Liens externes

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