Modèle inspiré de la grande poudrière 1750-1752 (≈ 1751)
Réplique sans monumentalité de l’édifice précédent.
1817
Construction de la poudrière
Construction de la poudrière 1817 (≈ 1817)
Remplace un ancien magasin dans la tour des Gâvres.
4 mai 2023
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 4 mai 2023 (≈ 2023)
Protection totale du bastion et de la poudrière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bastion 17 dit le Papegaut, comprenant ses deux bâtiments, ses murs d'enceinte est et ouest ainsi que le sol de son emprise, et la petite poudrière, avec son mur d'enceinte et son sol d'assise, en totalité, situés aux n° 1 et 4 promenade Henri-François-Buffet, respectivement sur les parcelles section AD n°1042 et n°388 du cadastre de la commune, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 4 mai 2023
Origine et histoire de la Petite Poudrière
La Petite Poudrière de Port-Louis fut construite en 1817 à l’extrémité du bastion 17, dit Le Papegaut, pour remplacer un ancien magasin situé dans la tour des Gâvres. Ce bâtiment de plan rectangulaire, édifié en moellons de granit et couvert d’une voûte en berceau de briques, reprend le modèle de la grande poudrière construite entre 1750 et 1752 face à la tour de Nesmond, mais sans éléments décoratifs. Il s’intègre dans le système défensif de la ville, lié aux fortifications de la Citadelle et des remparts.
Classée Monument Historique par arrêté du 4 mai 2023, la poudrière est protégée en totalité, incluant ses murs d’enceinte et son sol d’assise. Elle est située au 4 promenade Henri-François-Buffet, sur la commune de Port-Louis (Morbihan), et appartient à la municipalité. Son architecture sobre reflète son usage strictement fonctionnel : le stockage sécurisé des poudre et munitions pour les fortifications environnantes.
La Petite Poudrière s’inscrit dans un ensemble défensif plus large, associé à d’autres éléments classés comme les esplanades des Pâtis et du Bois d’Amour, ou le parc à boulets. Ces fortifications, héritées des XVIIIe et XIXe siècles, témoignent de l’importance stratégique de Port-Louis, port militaire breton depuis l’époque de Louis XIV. La poudrière de 1817 illustre une période de modernisation des infrastructures de défense, dans un contexte post-révolutionnaire et napoléonien.
Aujourd’hui, le site reste propriété communale. Bien que son accès au public ne soit pas précisé dans les sources, son classement récent souligne sa valeur patrimoniale. Les murs élevés et la voûte en brique, caractéristiques des magasins à poudre de l’époque, en font un exemple typique d’architecture militaire utilitaire du début du XIXe siècle.