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Peyre-Brune de Saint-Aquilin en Dordogne

Patrimoine classé Mégalithes Dolmens

Peyre-Brune de Saint-Aquilin

    D43
    24110 Saint-Aquilin

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1828
Première mention écrite
1874
Fouille archéologique
1889
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

F. Jouannet - Premier mentionneur A cité le dolmen en 1828.
Édouard Galy - Archéologue A décrit le monument en 1874.
L. Drouyn et A. de Gourgues - Observateurs du XIXe siècle Ont étudié le dolmen avant 1874.

Origine et histoire

Le dolmen de Peyre-Brune, aussi appelé Peyrebrune ou Pierre-Brune, est un monument mégalithique situé à Saint-Aquilin, dans le département de la Dordogne, en Nouvelle-Aquitaine. Il se trouve sur un chemin forestier reliant le hameau de Seyssac au bourg de Segonzac, à environ 200 mètres d’altitude. Ce dolmen, érigé sur des sables de l’Éocène supérieur avec des dalles en grès sidérolithique, présente une chambre sépulcrale de 2,70 m de long sur 1,90 m de large, orientée nord-ouest/sud-est. Sa table de couverture, mesurant 2,75 m de long, a partiellement glissé de ses supports.

La première mention écrite du dolmen remonte à 1828 par F. Jouannet, suivie par des observations de L. Drouyn et A. de Gourgues. En 1874, une fouille archéologique menée par la Société archéologique du Périgord a permis à Édouard Galy d’en fournir une description détaillée. Le monument a été classé au titre des monuments historiques en 1889. Les fouilles ont révélé des outils lithiques (haches, couteaux, pointes de flèches), des objets de parure, et des tessons de poterie grise, typiques de la culture artenacienne, bien que le site ait été réutilisé à l’époque de La Tène III.

Selon une légende locale rapportée en 1830, le dolmen abriterait la sépulture d’un chef militaire marié à une fée, tué lors d’une bataille. La fée aurait ordonné à six pages d’ériger le monument avec des pierres, tout en maudissant quiconque toucherait la tombe. Une partie du mobilier funéraire découvert est aujourd’hui conservée au musée d’art et d’archéologie du Périgord à Périgueux.

Le dolmen est composé de six orthostates de 0,80 m de haut et d’une table de couverture inclinée vers le sud-est. Les cendres végétales et charbons de bois retrouvés dans la chambre confirment son usage funéraire. La localisation précise du site est estimée avec une précision satisfaisante (niveau 8/10), et le monument appartient à la commune de Saint-Aquilin.

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