Frise chronologique
Années 1920-1930
Apogée des lignes Latécoère
Apogée des lignes Latécoère
Années 1920-1930 (≈ 1925)
Utilisation pour le vol de nuit
6 août 2010
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
6 août 2010 (≈ 2010)
Protection officielle du phare
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2e quart du XXe siècle
Construction du phare
Construction du phare
2e quart du XXe siècle (≈ 2037)
Période estimée entre 1925 et 1932
Patrimoine classé
Le phare aéronautique (cad. I 748) : inscription par arrêté du 6 août 2010
Personnages clés
| Jean Mermoz - Pionnier de l'Aéropostale |
Pilote guidé par ce phare |
| Antoine de Saint-Exupéry - Aviateur et écrivain |
Utilisateur des repères lumineux |
| Henri Guillaumet - Pilote de ligne Latécoère |
Associé aux vols nocturnes |
Origine et histoire
Le phare aéronautique de Baziège, édifié vers 1925 ou 1932, fait partie du réseau de balises lumineuses installées dans les années 1920 pour guider les avions de la compagnie Latécoère. Ce réseau, surnommé « le vol de nuit », reliait Toulouse-Montaudran à l’Afrique et à l’Amérique du Sud, marquant une révolution dans le transport aérien postal. Situé sur l’axe Toulouse-Narbonne, ce phare en béton servit de point de repère aux pionniers comme Mermoz, Saint-Exupéry ou Guillaumet, avant de devenir un vestige rare des techniques de navigation aérienne d’avant-guerre.
Ce monument incarne une période charnière de l’aéronautique, où les pilotes dépendaient de repères lumineux pour traverser la nuit. Avec la Seconde Guerre mondiale, cette méthode devint obsolète, mais le phare de Baziège, l’un des trois encore préservés en ex-Midi-Pyrénées, témoigne de l’audace des premières lignes aériennes commerciales. Son inscription aux Monuments Historiques en 2010 souligne son rôle clé dans l’histoire technique et humaine de l’aviation, ainsi que son ancrage dans le patrimoine industriel toulousain.
Propriété de la commune de Baziège, le phare est localisé rue de l’Aéropostale, un toponyme qui rappelle son lien avec cette épopée. Bien que la plupart des phares de la région aient disparu ou soient dégradés, celui-ci offre une précision historique et géographique a priori satisfaisante (niveau 6/10), selon les sources disponibles. Son état de conservation en fait un jalon matériel des débuts de l’aéronautique civile, entre mémoire technique et légende des pionniers.