Allumage des lanternes 1863 (≈ 1863)
Les lanternes des deux phares furent allumées pour la première fois.
1894
Modernisation du feu
Modernisation du feu 1894 (≈ 1894)
Installation d'un feu à éclat blanc toutes les cinq secondes et mise en place de la première cuve à mercure.
1955
Électrification du phare
Électrification du phare 1955 (≈ 1955)
Le phare est électrifié, marquant une étape importante dans sa modernisation.
1964
Automatisation du phare
Automatisation du phare 1964 (≈ 1964)
Le phare est automatisé, réduisant la nécessité de présence humaine constante.
1981
Télécommande du phare
Télécommande du phare 1981 (≈ 1981)
Le phare est équipé d'un système de télécommande, devenant ainsi inhabité.
6 novembre 2009
Inscription monument historique
Inscription monument historique 6 novembre 2009 (≈ 2009)
Le phare nord et les logements des gardiens sont inscrits au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare en totalité, avec les anciens logements des gardiens et les communs (cad. BM 188) : inscription par arrêté du 6 novembre 2009
Origine et histoire du Phare
Les phares d'Hourtin sont constitués de deux tours carrées en briques apparentes de 27 mètres de haut, reposant sur un soubassement en pierre, implantées dans les dunes littorales et la forêt domaniale de la commune d'Hourtin (Gironde), entre l'océan Atlantique et le lac d'Hourtin-Carcans. Les deux tours, alignées selon un axe nord-sud, sont distantes de 200 mètres ; la tour nord porte le phare encore en activité, la tour sud, éteinte depuis 1894, est occupée par la DGA qui y a installé une antenne de télémesure. Le phare nord et les logements des gardiens font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 6 novembre 2009. Conçus pour signaler l'intervalle d'ombre entre Cordouan et le Cap Ferret, où l'on ne voyait aucun feu, les ouvrages furent choisis pour doubler le signal afin de se distinguer des feux voisins d'Arcachon et de Cordouan. Après l'abandon d'un projet en bois, les ingénieurs optèrent pour la brique en s'appuyant sur la présence de briquetteries locales ; le soumissionnaire dut toutefois créer sa propre briquetterie pour fournir la quantité et la qualité requises, et la construction des deux phares revint à 373 226 francs. Les lanternes furent allumées pour la première fois en 1863 ; le signal initial était constitué de feux fixes montés sur les deux tours. La solution à deux tours imposait des coûts d'exploitation doublés et la présence de trois à cinq gardiens logés avec leurs familles dans trois maisons édifiées lors de la construction ; un petit bateau assurait la traversée du lac et un tramway hippomobile le transport des charges lourdes. Sur le plan technique, l'appareillage a connu plusieurs évolutions : huile végétale au début, huile minérale de 1875 à 1894, puis un feu à éclat blanc toutes les cinq secondes (focale 0,92 m) à partir du 16 avril 1894 ; la même année, Hourtin reçut la première cuve à mercure pour un appareil de grande focale. Par la suite vinrent le pétrole vapeur en 1904, l'électrification en 1955, une automatisation en 1964 et une télécommande en 1981, après quoi le phare n'est plus habité. La cuve à mercure a depuis été supprimée et remplacée par une plateforme en béton, et l'appareillage a été fortement modifié. L'accès au site se fait par une route forestière à accès réglementé ou par le réseau de pistes cyclables des forêts domaniales de Hourtin et de Carcans, ce qui permet une agréable promenade à travers cet espace naturel de plus de 10 000 hectares, dont une partie est classée en forêt de protection depuis 1992.