Construction de la première tour 1685 (≈ 1685)
Tour Colbert de 33 mètres sur ordre de Colbert.
1834-1836
Construction du phare actuel
Construction du phare actuel 1834-1836 (≈ 1835)
Dirigé par l’ingénieur Lescure Bellerive, mis en service en 1836.
1er décembre 1836
Mise en service du phare
Mise en service du phare 1er décembre 1836 (≈ 1836)
Équipé d’une lampe à huile végétale.
1895
Installation d’une usine à gaz
Installation d’une usine à gaz 1895 (≈ 1895)
Passage au gaz d’huile pour l’éclairage.
1902-1905
Expérimentation du gaz d’acétylène
Expérimentation du gaz d’acétylène 1902-1905 (≈ 1904)
Test technologique pour l’éclairage du phare.
1926
Ajout de bandes noires
Ajout de bandes noires 1926 (≈ 1926)
Modification pour le distinguer du phare des Baleines.
1930
Électrification du phare
Électrification du phare 1930 (≈ 1930)
Ampoule de 2 400 watts installée.
1998
Automatisation du phare
Automatisation du phare 1998 (≈ 1998)
Contrôle à distance mis en place.
23 octobre 2012
Classement monument historique
Classement monument historique 23 octobre 2012 (≈ 2012)
Protection du phare et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare et ses dépendances, en totalité, ainsi que le sol de la parcelle G 842 sur laquelle ils sont situés : classement par arrêté du 23 octobre 2012
Personnages clés
Jean-Baptiste Colbert - Ministre de Louis XIV
Ordonne la construction de la première tour en 1685.
Lescure Bellerive - Ingénieur en chef
Dirige la construction du phare actuel (1834-1836).
Origine et histoire du Phare de Chassiron
Le phare de Chassiron, situé à l’extrémité nord de l’île d’Oléron près de Saint-Denis-d’Oléron, a été construit entre 1834 et 1836 sous la direction de l’ingénieur Lescure Bellerive. Il remplace une première tour édifiée en 1685 sur ordre de Colbert, devenue inefficace face à l’augmentation du trafic maritime et à l’érosion de la falaise. Ce phare de 43 mètres, équipé dès l’origine de technologies avancées comme une lampe à huile végétale, marque l’entrée du pertuis d’Antioche, une zone réputée dangereuse pour ses récifs et ses nombreux naufrages.
La structure actuelle, classée monument historique en 2012, repose sur des fondations de 18 mètres de diamètre et 3 mètres de profondeur, construites avec des pierres de Crazannes (Charente-Maritime) et du granit de Vendée. Son escalier en colimaçon de 224 marches mène à une lanterne visible jusqu’à 52 km, grâce à un feu à éclats blancs de 250 watts. Le phare, initialement blanc, a été doté de trois bandes noires en 1926 pour le distinguer du phare des Baleines, situé sur l’île de Ré.
L’histoire de Chassiron est marquée par des innovations technologiques successives : passage à une lampe à gaz d’huile en 1895, expérimentation du gaz d’acétylène entre 1902 et 1905, puis électrification en 1930 avec une ampoule de 2 400 watts, réduite aujourd’hui à 250 watts. Automatisé en 1998, il reste le deuxième plus ancien phare de France encore en activité, après Cordouan. Ses dépendances incluent une rotonde abritant un musée sur les pêches traditionnelles et l’agriculture locale, ainsi qu’un jardin remarquable en forme de rose des vents.
Le site comprend également une écluse à poissons, modèle réduit des constructions typiques d’Oléron, illustrant les techniques de pêche locales. Ces écluses, en pierre et en forme de croissant, piègent les poissons lors des marées, reflétant un patrimoine maritime ancestral. Le phare, ouvert au public, attire environ 164 000 visiteurs annuels (chiffres de 2012) et offre une vue imprenable sur La Rochelle, l’île de Ré et le nord d’Oléron.
Classé en totalité avec ses dépendances et son sol, le phare de Chassiron témoigne de l’évolution des techniques d’éclairage maritime et de l’adaptation des infrastructures côtières aux défis géographiques. Son architecture, combinant robustesse et fonctionnalité, en fait un symbole du patrimoine industriel et maritime de la Nouvelle-Aquitaine.