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Frise chronologique
1839-1842
Construction du phare
Construction du phare
1839-1842 (≈ 1841)
Dirigée par Garnier et Potel.
1er mars 1842
Premier allumage du feu
Premier allumage du feu
1er mars 1842 (≈ 1842)
Mise en service officielle.
1874
Changement de combustible
Changement de combustible
1874 (≈ 1874)
Huile minérale remplacée par huile de colza.
1906
Modernisation de l'éclairage
Modernisation de l'éclairage
1906 (≈ 1906)
Passage à la vapeur de pétrole.
1968
Automatisation du phare
Automatisation du phare
1968 (≈ 1968)
Installation d'un aérogénérateur.
15 avril 2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
15 avril 2011 (≈ 2011)
Protection du phare en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare en totalité (cad. domaine public maritime, non cadastré) : inscription par arrêté du 15 avril 2011
Personnages clés
| Garnier - Ingénieur en chef |
Dirigea la construction du phare. |
| Potel - Ingénieur second |
Supervisa les travaux avec Garnier. |
| Léonce Reynaud - Architecte inspirateur |
Modèle britannique adapté pour Chauveau. |
Origine et histoire
Le phare de Chauveau, situé face à la pointe du même nom au large de Rivedoux-Plage dans le pertuis d'Antioche, est le seul phare en mer habitable du département de la Charente-Maritime. Construit entre 1839 et 1842 par l'ingénieur en chef Garnier et l'ingénieur second Potel, il se distingue par sa forme en trompette, avec une base évasée et concave pour résister aux vagues. Accessible à pied à marée basse, il mesure 30,70 mètres, dont 27,30 mètres au-dessus de la mer, et abrite un mobilier d'époque.
La construction du phare a été motivée par la dangerosité des rochers de Chauveau et de Lavardin, signalés dès 1825 par la commission des phares. Initialement prévu comme une simple tourelle, le projet a évolué vers une tour gardiennée, inspirée des modèles britanniques et adaptée par Léonce Reynaud. Le feu fut allumé pour la première fois le 1er mars 1842. Son architecture unique, avec des pièces étroites et circulaires reliées par des échelles de meunier, en fait l'un des phares en mer les plus fins et les moins confortables pour ses gardiens.
Plusieurs évolutions techniques ont marqué son histoire : en 1874, l'huile minérale a été remplacée par de l'huile de colza, puis en 1906 par la vapeur de pétrole. En 1968, le phare a été automatisé grâce à un aérogénérateur. Aujourd'hui, bien que non ouvert au public, il conserve tout son mobilier d'origine et fait l'objet de projets de modernisation énergétique (éolien et solaire). Inscrit aux monuments historiques depuis le 15 avril 2011, il reste un repère emblématique du pertuis d'Antioche.
Le phare de Chauveau est construit sur un plateau accessible lors des grandes marées, protégé par le pertuis. Son couronnement architectural comprend un astragale, une gorge elliptique, un larmier et une cimaise. Bien que la pêche à pied y soit pratiquée, la récolte des huîtres y est interdite. Les Archives nationales conservent onze plans du phare, datés de 1839 à 1896, témoignant de son évolution technique et architecturale.