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Phare de Faraman à Arles dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine maritime Phare classé MH

Phare de Faraman

  • Place Pechiney
  • 13200 Arles
Phare de Faraman
Phare de Faraman
Phare de Faraman
Phare de Faraman
Phare de Faraman
Crédit photo : Joselito tirados - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
13200 Arles, Place Pechiney

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1830
Premier feu provisoire
1840
Phare cylindrique construit
1868
Ajout d’un feu secondaire
1889-1892
Construction du phare actuel
1934
Peinture des bandes noires et blanches
1947
Remise en service post-guerre
1972
Électrification et aérogénérateur
1999
Automatisation du phare
2004
Départ du dernier gardien
2012
Classement monument historique
2019
Conversion à l’énergie solaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare en totalité, les façades et les toitures du logement des gardiens et le sol de la plate-forme délimitée par la parcelle RK 3 : inscription par arrêté du 21 juin 2012

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources Les gardiens sont mentionnés sans noms

Origine et histoire du Phare de Faraman

Le phare de Faraman est édifié entre 1889 et 1892 pour remplacer un ancien phare menacé par l’érosion marine. Situé à 1 200 mètres en retrait de l’ancien, il culmine à 43,3 mètres et adopte une forme tronconique en pierre, avec un encorbellement sommital. Son feu, initialement alimenté à la vapeur de pétrole, est géré par deux gardiens logeant sur place avec leurs familles. En 1934, sa maçonnerie est peinte de bandes horizontales blanches et noires pour le distinguer des autres phares méditerranéens.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le phare subit des dommages nécessitant une restauration complète : reconstruction de l’escalier en vis, consolidation de la tour et réparation du lambrissage intérieur. Il est remis en service en 1947. Entre 1967 et 2019, il connaît plusieurs modernisations : tournage du film Le Petit Baigneur (1967), installation d’un aérogénérateur (1972), automatisation (1999), et conversion à l’énergie solaire (2019). Le dernier gardien quitte les lieux en 2004, marquant la fin de sa gardienne permanente.

Le phare est entouré d’un écosystème unique, au cœur du parc naturel régional de Camargue, où marais salants et étangs abritent des espèces protégées comme les flamants roses. Classé monument historique depuis 2012, il inclut dans sa protection la totalité de la tour, les façades des logements des gardiens et le sol de la plate-forme adjacente. Son histoire reflète les défis posés par l’érosion côtière et l’adaptation des techniques de signalisation maritime.

Avant sa construction actuelle, un premier phare en bois (1830) puis une tour cylindrique (1840) avaient été érigés, mais l’avancée de la mer — passant de 675 m en 1835 à 190 m en 1864 — a rendu leur maintien impossible. Un sémaphore abandonné en 1873 précéda le projet définitif. Les confusions fréquentes avec les phares voisins (Espiguette, Grand Rouveau) ont motivé l’ajout d’un feu secondaire en 1868, sans succès.

Le phare de Faraman illustre l’évolution technologique des phares méditerranéens, passant du pétrole à l’électricité (1972), puis à l’automatisation et à l’énergie solaire. Son rôle dans la navigation côtière et son intégration dans un paysage naturel préservé en font un patrimoine emblématique de la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Liens externes

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