Construction du phare 1968 (≈ 1968)
Inauguration selon les plans de Maurice Durand.
3 août 1968
Allumage du feu
Allumage du feu 3 août 1968 (≈ 1968)
Mise en service de l'optique Sautter-Harlé.
2000
Suppression du Toran
Suppression du Toran 2000 (≈ 2000)
Fin du système d'aide radio.
8 décembre 2011
Inscription monument historique
Inscription monument historique 8 décembre 2011 (≈ 2011)
Première protection officielle.
3 octobre 2012
Classement monument historique
Classement monument historique 3 octobre 2012 (≈ 2012)
Protection définitive par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare avec ses annexes (cad. BE 329) : classement par arrêté du 3 octobre 2012
Personnages clés
Maurice Durand - Architecte
Concepteur des plans du phare.
Origine et histoire du Phare de l'Armandèche
Le phare de l'Armandèche est situé sur la côte atlantique, à l’ouest du port des Sables-d'Olonne, dans le quartier de La Chaume. Construit en 1968 selon les plans de l’architecte Maurice Durand, il est le dernier grand phare édifié en France. Son nom provient du lieu-dit l’Armandèche, une déformation linguistique de Normandie, évoquant les invasions vikings du premier millénaire. Ce phare d’atterrissage, en béton à section hexagonale, remplace l’ancien phare de La Chaume, masqué par les constructions urbaines des années 1960-70.
Le phare se distingue par son système optique innovant : une ampoule fixe dont l’optique tourne sur un bain de mercure, créant depuis la mer l’illusion de faisceaux rotatifs. Automatisé dès sa construction et télécontrôlé depuis Les Sables-d'Olonne, il culmine à 39 mètres de haut, avec une focale à 35,8 mètres au-dessus du niveau de la mer. Bien que généralement fermé au public, il ouvre exceptionnellement lors des Journées du patrimoine.
Classé monument historique depuis le 3 octobre 2012 (après une première inscription en 2011), le phare de l’Armandèche incarne à la fois un héritage maritime et une prouesse technique du XXe siècle. Son fût blanc et sa lanterne rouge, visibles depuis le large, en font un repère emblématique du littoral vendéen. Le site, d’une superficie de 780 m2, inclut des bâtiments annexes et un terrain rocheux caractéristique de la corniche de La Chaume.
Le phare marque aussi la fin d’une époque : il est le dernier représentant des grands phares français, symbolisant la transition vers des systèmes automatisés et moins monumentaux. Son architecture fonctionnelle, signée Maurice Durand, reflète les standards techniques des années 1960, avec une structure en béton armé conçue pour résister aux conditions côtières extrêmes. La suppression du système Toran en 2000 illustre son adaptation aux évolutions technologiques.