Construction du phare 1865-1869 (≈ 1867)
Édification du phare sous la direction de Charles Lenthéric.
1869
Allumage du phare
Allumage du phare 1869 (≈ 1869)
Mise en service du phare de l'Espiguette.
1883
Règlement des coûts
Règlement des coûts 1883 (≈ 1883)
Décision du Conseil d'État sur les coûts de construction.
1998
Classement du site
Classement du site 1998 (≈ 1998)
Classement de la pointe de l'Espiguette comme site naturel.
2012
Classement historique
Classement historique 2012 (≈ 2012)
Classement du phare au titre des monuments historiques.
2019
Affectation au Conservatoire
Affectation au Conservatoire 2019 (≈ 2019)
Le phare est affecté au Conservatoire du littoral.
2023
Ouverture au public
Ouverture au public 2023 (≈ 2023)
Le phare est ouvert au public après restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare, à savoir la tour en totalité, les façades et toitures des logements et bâtiments annexes, la cour avec son pavage, le puits, les murs de clôture et le terrain d'assiette de son enclos (cad. CZ 10, lieudit l'Espiguette) : classement par arrêté du 9 octobre 2012
Personnages clés
Charles Lenthéric
Ingénieur ayant dirigé la construction du phare.
Charles Dupuy
Conseiller municipal d'Aigues-Mortes et entrepreneur du phare.
Origine et histoire du Phare de l'Espiguette
Le phare de l'Espiguette, élevé entre 1865 et 1869 sous la direction de l'ingénieur Charles Lenthéric, illustre l'homogénéité des réalisations du service des Phares et Balises lors du grand programme d'équipement des côtes françaises. Il est remarquable par l'importance de ses dispositifs techniques et de son optique ; il fut allumé en 1869. La tour carrée, haute de 27 mètres, est en maçonnerie de pierre apparente avec chaînes d'angle en pierre de taille et s'insère dans un bâtiment rectangulaire. Un escalier extérieur mène au vestibule, où commence l'escalier intérieur ; en partie haute, un encorbellement supporte une balustrade en pierre et l'ensemble est orné d'une corniche moulurée. La cour intérieure est close par un mur d'enceinte et un bâtiment rectangulaire parallèle abritait les chambres des ingénieurs, garages et annexes. Construit en trois ans sur une plage isolée, le chantier fit l'objet d'un décompte final établi le 29 avril 1869 à 111 731,34 F selon les ingénieurs. L'entrepreneur, tenant compte de difficultés de transport, de la perte d'une gabarre et de la hausse des coûts, réclama un décompte de 231 400,79 F ; après recours et procédures, il obtint finalement 3 285,90 F par une décision du Conseil d'État en 1883. Le phare se situe sur la commune du Grau-du-Roi, dans le sud du Gard, en Petite Camargue gardoise, sur le littoral méditerranéen ; la pointe de l'Espiguette est gérée par le Conservatoire du littoral et classée site naturel depuis le 10 décembre 1998. Initialement implanté à 150 m du rivage, il se trouve aujourd'hui à environ 700 m du fait de l'engraissement du littoral par les dépôts de sable. L'ouvrage a été réalisé par Charles Dupuy, conseiller municipal d'Aigues-Mortes, qui est inhumé à Aigues-Mortes (inscription sur le tombeau). Le phare est classé au titre des monuments historiques depuis le 9 octobre 2012. Il a été affecté au Conservatoire du littoral le 26 février 2019, qui, avec la commune du Grau-du-Roi et son office de tourisme, a mené un projet de restauration complète et d'aménagement muséographique. Après sa restauration, le phare est ouvert au public depuis le milieu de l'année 2023. En 2019, La Poste a inclus le phare de l'Espiguette dans un carnet de timbres intitulé « Repères de nos côtes ».