Ouverture au public mi-2023 (≈ 1001)
Fin des travaux et accès muséographique.
1869
Construction et allumage
Construction et allumage 1869 (≈ 1869)
Inauguration du phare sous Charles Lenthéric.
1907
Modernisation technique
Modernisation technique 1907 (≈ 1907)
Passage à la vapeur de pétrole et peinture noire.
9 octobre 2012
Classement monument historique
Classement monument historique 9 octobre 2012 (≈ 2012)
Protection officielle de l'édifice et de ses annexes.
26 février 2019
Affectation au Conservatoire du littoral
Affectation au Conservatoire du littoral 26 février 2019 (≈ 2019)
Début du projet de restauration et ouverture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare, à savoir la tour en totalité, les façades et toitures des logements et bâtiments annexes, la cour avec son pavage, le puits, les murs de clôture et le terrain d'assiette de son enclos (cad. CZ 10, lieudit l'Espiguette) : classement par arrêté du 9 octobre 2012
Personnages clés
Charles Lenthéric - Ingénieur en chef
Dirigea la construction entre 1865 et 1869.
Charles Dupuy - Commanditaire et conseiller municipal
Initiateur du projet, enterré à Aigues-Mortes.
Origine et histoire du Phare de l'Espiguette
Le phare de l'Espiguette est une tour carrée de 27 mètres de hauteur, édifiée en 1869 sur la pointe du même nom, dans le département du Gard. Initialement situé à 150 mètres du rivage, il en est aujourd’hui éloigné de 700 mètres en raison de l’engraissement côtier par les dépôts de sable. Ce monument, construit sous la direction de l’ingénieur Charles Lenthéric, est emblématique du programme d’équipement des côtes françaises mené par le service des Phares et Balises au XIXe siècle.
Le phare a été commandé par Charles Dupuy, conseiller municipal d’Aigues-Mortes, pour un coût initial évalué à 111 731,34 francs, bien que l’entrepreneur ait réclamé plus du double (231 400,79 francs). Après des recours, le conseil d’État lui accorda finalement une indemnité supplémentaire de 3 285,90 francs. Le phare, allumé en 1869, fonctionnait initialement à l’huile végétale avant d’évoluer vers des systèmes plus modernes comme la vapeur de pétrole (1907) et l’automatisation (1980).
Classé monument historique depuis le 9 octobre 2012, le phare a été restauré et ouvert au public en 2023, après avoir été affecté au Conservatoire du littoral en 2019. Son ensemble architectural, incluant logements, cour intérieure et bâtiments annexes, est remarquable pour son homogénéité et ses dispositifs techniques d’origine. La pointe de l’Espiguette, sur laquelle il se dresse, est un site naturel classé depuis 1998.
En 2019, La Poste a célébré ce phare en l’intégrant à une série de timbres intitulée « Repères de nos côtes ». Aujourd’hui, il abrite un espace muséographique et reste un symbole du patrimoine maritime méditerranéen.