Naufrage de l’Active 1827 (≈ 1827)
80 victimes sur les récifs de Basse Flore, déclenchant la construction du phare.
1830
Construction du premier phare
Construction du premier phare 1830 (≈ 1830)
Tour cylindrique de 33 m avec un feu blanc fixe.
1895
Électrification du phare
Électrification du phare 1895 (≈ 1895)
Adoption d'un éclat blanc toutes les cinq secondes et ajout d'une corne de brume.
25 août 1944
Destruction du phare
Destruction du phare 25 août 1944 (≈ 1944)
Le phare initial est détruit par les troupes allemandes.
1950
Construction du phare actuel
Construction du phare actuel 1950 (≈ 1950)
Début de la construction du phare actuel par l'architecte Maurice Durand.
1953
Mise en service
Mise en service 1953 (≈ 1953)
Le phare actuel est mis en service.
1980
Automatisation du phare
Automatisation du phare 1980 (≈ 1980)
Le phare est automatisé et assure le télécontrôle du phare de la pointe des Corbeaux.
29 novembre 2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 29 novembre 2011 (≈ 2011)
Le phare est inscrit au registre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Grand Phare, avec son enclos, ainsi que les façades et toitures de ses bâtiments de service qu'il comporte (cad. BT 259) : inscription par arrêté du 29 novembre 2011
Personnages clés
Maurice Durand
Architecte responsable de la construction du phare actuel.
Origine et histoire du Phare de l'île d'Yeu
Le Grand Phare, ou phare de l'île d'Yeu, se situe sur la butte de la Petite Foule, au nord-ouest de l'île d'Yeu, en Vendée. Avant le XIXe siècle, les marins du golfe de Gascogne réclamaient un feu ; le clocher de l'église Saint-Sauveur servait alors d'amer et de poste de vigie. La décision de construire un phare intervint après le naufrage de l’Active en 1827, qui fit 80 victimes sur les récifs de Basse Flore. En 1830 fut élevé un premier feu blanc fixe sur une tour cylindrique de 33 m, portant le feu à 54 m au-dessus de la mer et accompagné de bâtiments annexes. Électrifié en 1895, ce phare adopta un éclat blanc toutes les cinq secondes et reçut une corne de brume. Le phare initial fut détruit le 25 août 1944 par les troupes allemandes, puis remplacé provisoirement par une tourelle métallique. La construction du phare actuel, menée par l'architecte Maurice Durand, débuta en 1950 ; il fut mis en service en 1953. La tour actuelle, haute de 38 m, présente une section carrée pyramidale en maçonnerie lisse blanche reposant sur un soubassement en pierres apparentes ; le feu se situe à 56 m au-dessus des flots et porte à 23,5 milles. Le site comprend quatre maisons de gardiennage et des bâtiments techniques servant notamment de salle technique, d'appentis, de grange et de réservoirs. Le phare est automatisé depuis 1980 et assure le télécontrôle du phare de la pointe des Corbeaux. Il a été inscrit au registre des monuments historiques le 29 novembre 2011.