Frise chronologique
1364
Première tour à feu
Première tour à feu
1364 (≈ 1364)
Construction ordonnée par Charles V.
1775
Phares jumeaux construits
Phares jumeaux construits
1775 (≈ 1775)
Deux phares de 17 mètres érigés.
1863
Électrification des lanternes
Électrification des lanternes
1863 (≈ 1863)
Premières lanternes à arc installées.
1924
Modernisation de l'éclairage
Modernisation de l'éclairage
1924 (≈ 1924)
Lampes à incandescence installées.
1944
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre
1944 (≈ 1944)
Phares détruits par bombardements.
1951
Reconstruction du phare actuel
Reconstruction du phare actuel
1951 (≈ 1951)
Inauguration du phare par Colboc.
2010
Classement monument historique
Classement monument historique
2010 (≈ 2010)
Inscription officielle au patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare, à savoir la tour, le bâtiment technique, la maison de gardien et la remise (cad. XD 19) : inscription par arrêté du 24 novembre 2010
Personnages clés
| Charles V - Roi de France |
Ordonna la première tour en 1364. |
| Léonce Reynaud - Architecte et ingénieur |
Dirigea le Service des phares (XIXe). |
| Louis Sautter - Ingénieur et industriel |
Fournit les lanternes électriques en 1863. |
| Henri Colboc - Architecte |
Conçut le phare actuel en 1951. |
Origine et histoire
Le phare de la Hève, situé sur le cap de la Hève à Sainte-Adresse, domine les falaises crayeuses de l’estuaire de la Seine. La structure actuelle, conçue par l’architecte Henri Colboc, a été inaugurée en 1951. Elle remplace deux phares jumeaux du XVIIIe siècle, détruits en 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec ses 102 mètres d’altitude et une portée de 50 km, il est accessible par un escalier de 161 marches, bien que non ouvert au public.
L’histoire du site remonte à 1364, quand le roi Charles V ordonna la construction d’une tour à feu, fonctionnelle pendant quatre siècles. Au XVIIIe siècle, deux phares de 17 mètres furent érigés en 1775, équipés en 1863 des premières lanternes électriques à arc par la société Sautter, en collaboration avec l’ingénieur Léonce Reynaud. Ces installations, modernisées en 1924 avec des lampes à incandescence, furent anéanties en 1944.
Le phare actuel, de forme octogonale en béton, intègre un escalier suspendu en pierre calcaire et un ascenseur central. Son optique en verre taillé et sa lampe halogène en font un exemple d’architecture fonctionnelle du milieu du XXe siècle. Le bâtiment technique adjacent, en pierre de taille, abrite les machines et bureaux, tandis qu’une maison de gardien et une remise complètent l’ensemble. Classé monument historique en 2010, il illustre l’évolution des techniques d’éclairage maritime.
Les archives conservent des plans datant de 1829 à 1909, témoignant des transformations successives du site. Bien que non visitable, le phare reste un repère emblématique du patrimoine normand, lié à l’histoire maritime et aux innovations technologiques des phares français.