Frise chronologique
1862
Construction du premier phare
Construction du premier phare
1862 (≈ 1862)
Tourelle carrée de 11 m, feu rouge fixe.
25 août 1944
Destruction par l'armée allemande
Destruction par l'armée allemande
25 août 1944 (≈ 1944)
Retraite des troupes pendant la Seconde Guerre mondiale.
1950
Reconstruction du phare actuel
Reconstruction du phare actuel
1950 (≈ 1950)
Tour octogonale électrique, architecte Maurice Durand.
1990
Automatisation du phare
Automatisation du phare
1990 (≈ 1990)
Télécontrôle depuis le grand phare de l'île.
1er décembre 2011
Classement monument historique
Classement monument historique
1er décembre 2011 (≈ 2011)
Inscription des bâtiments et terrain.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare, ainsi que les façades et toitures de la maison de gardien et du bâtiment attenant au phare (cad. AZ 124) : inscription par arrêté du 1er décembre 2011
Personnages clés
| Maurice Durand - Architecte |
Reconstruction du phare en 1950. |
| Ingénieur Leconte - Ingénieur des Phares |
Collaboration à la reconstruction de 1950. |
| Ingénieur Marin - Concept initial |
Plans du premier phare (1862). |
Origine et histoire
Le phare de la Pointe des Corbeaux, situé à l’extrémité sud-est de l’île d’Yeu (Vendée), fut érigé en 1862 sous la forme d’une tourelle carrée de 11 mètres, équipée d’un feu rouge fixe. Accolé à un corps de logis en maçonnerie, il culminait à 19,50 mètres au-dessus de la mer. Son optique, initialement alimentée à l’huile végétale, évolua vers des combustibles minéraux et une lampe à vapeur de pétrole en 1911. Le phare jouait un rôle clé pour la navigation dans cette zone côtière dangereuse.
En août 1944, l’armée allemande le détruisit lors de sa retraite, marquant la fin du premier édifice. La reconstruction intervint en 1950 avec une tour octogonale en béton de 19,20 mètres, dotée d’un feu électrique à éclats rouges (2+1) et d’une cuve à mercure. L’architecte Maurice Durand et l’ingénieur Leconte dirigèrent ce projet, modernisant aussi les logements annexes. Le phare fut automatisé en 1990 et télécontrôlé depuis le grand phare de l’île.
Classé monument historique en décembre 2011, le site inclut la tour, la maison de gardien et ses dépendances, sur un terrain de 3 400 m2. Bien que non ouvert au public, il reste un repère maritime actif, avec une portée de 18,5 milles. Son histoire reflète les évolutions techniques des phares français, des combustibles traditionnels à l’électrification, ainsi que les impacts des conflits du XXe siècle sur le patrimoine côtier.