Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Phare de Pen-Men à Groix dans le Morbihan

Phare de Pen-Men

    9999 le Grand Phare
    56590 Groix
Propriété de l'Etat
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Phare de Pen-Men
Crédit photo : LPLT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1794
Premier projet validé
1798
Construction interrompue
1829
Nouveau projet approuvé
1835
Plan modifié
1836-1839
Construction et mise en service
1949
Électrification
31 décembre 2015
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare de Pen-Men, situé sur l'île de Groix, en totalité ainsi que l'enclos, les façades et toitures des bâtiments annexes – incluant le bâtiment de la sirène de brume (cad. ZA 1, 170) : inscription par arrêté du 31 décembre 2015

Personnages clés

Thévenard - Ministre de la Marine Propose le premier phare en 1794.
Léonor Fresnel - Ingénieur Conçoit le phare actuel au XIXe.
Alexandre Potel - Ingénieur Collabore à la construction du phare.

Origine et histoire

Le phare de Pen-Men est une maison-phare située sur l'île de Groix, dans le Morbihan, au sud-est de la pointe de Pen-Men. Construit en 1836 et mis en service en 1839, il remplace un premier projet avorté en 1798, détruit par la foudre. Ce phare, le plus puissant du Morbihan avec une portée de 54 km, est caractérisé par une tour carrée surmontant un bâtiment rectangulaire abritant des chambres et des salles techniques.

En 1794, un décret du Comité de salut public valide un premier phare sur proposition du ministre de la Marine Thévenard. La construction, débutée en 1798, est abandonnée après l’effondrement de la tour cylindrique due à un sol instable. En 1829, un nouveau projet est approuvé à 200 m des ruines du premier. Le plan initial de 1835, prévoyant une tour hybride (carrée à base circulaire), est modifié pour une tour entièrement carrée afin de le distinguer du phare de Belle-Île. Le phare est électrifié en 1949.

Le site, inscrit monument historique en 2015, inclut le phare, son enclos, et les bâtiments annexes comme la sirène de brume. La pointe de Pen-Men, où il se dresse, fait partie d’une réserve naturelle protégée, gérée par le Conservatoire du littoral. Elle abrite une faune ornithologique rare, nichant dans les falaises. Le phare, bien qu’automatisé, reste gardienné et joue un rôle clé dans la signalisation maritime de la région.

Les architectes Léonor Fresnel et Alexandre Potel ont contribué à sa conception. Le phare illustre l’évolution technique des signalisations maritimes au XIXe siècle, combinant fonctionnalité et intégration dans un écosystème préservé. Son histoire reflète aussi les défis techniques et naturels rencontrés lors de sa construction, depuis les aléas climatiques jusqu’aux contraintes géologiques.

Aujourd’hui, le phare de Pen-Men reste un symbole du patrimoine maritime breton, alliant histoire industrielle, architecture caractéristique et protection environnementale. Son automatisation n’a pas supprimé la présence humaine, soulignant son importance stratégique pour la navigation en Atlantique.

Liens externes