Frise chronologique
1817
Premier feu signalé
Premier feu signalé
1817 (≈ 1817)
Feu initial sur la rive droite
1824
Construction de la tourelle
Construction de la tourelle
1824 (≈ 1824)
Édification sur le quai actuel
1862
Mise en service du phare
Mise en service du phare
1862 (≈ 1862)
Feu fixe blanc installé
1908
Automatisation du feu
Automatisation du feu
1908 (≈ 1908)
Modernisation technique réalisée
24 novembre 2010
Classement monument historique
Classement monument historique
24 novembre 2010 (≈ 2010)
Inscription officielle obtenue
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le feu (cad. A 01) : inscription par arrêté du 24 novembre 2010
Personnages clés
| Léonce Reynaud - Architecte |
A conçu les plans du phare |
Origine et histoire
Le phare de Quillebeuf est situé sur la rive gauche de la Seine, dans la commune de Quillebeuf-sur-Seine, en Normandie. Construit au 3e quart du XIXe siècle, il remplace un ancien feu daté de 1817 et marque une courbure de l’estuaire, à quatre kilomètres en amont du pont de Tancarville. La tourelle actuelle, édifiée sur le quai de Quillebeuf, est équipée en 1862 d’un feu fixe blanc, puis automatisée en 1908. Elle se distingue par sa structure en brique et sa lanterne verte à feu scintillant, toujours opérationnelle aujourd’hui.
La construction du phare, achevée en 1862, suit les plans de l’architecte Léonce Reynaud, mandaté par le ministère des Travaux Publics. La tour, haute de 14 mètres, est en pierre de taille et présente une forme circulaire légèrement tronconique. Un escalier à vis mène à une lanterne octogonale en métal et verre, abritant une optique en laiton. Le phare, inchangé depuis 1905, témoigne de l’histoire de la navigation sur la Seine, renforcé par des ex-votos marins conservés dans l’église locale.
Classé monument historique depuis le 24 novembre 2010, le phare de Quillebeuf est une propriété publique encore en service, contrairement à d’autres phares de la région comme celui de La Roque. Son emplacement dans le Marais-Vernier, un ancien méandre de l’estuaire, et sa fonction de signalisation en font un élément clé du patrimoine maritime normand.