Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Phare de Vallières à Saint-Georges-de-Didonne en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine maritime Phare classé MH

Phare de Vallières

    Le Bourg
    17110 Saint-Georges-de-Didonne
Propriété de la commune
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Phare de Vallières
Crédit photo : Dimimis - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1860
Première balise construite
1898-1902
Construction du phare actuel
1945
Dommages pendant la guerre
28 juin 1969
Désaffectation du phare
23 mai 2011
Inscription des dépendances
23 octobre 2012
Classement du phare
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les dépendances du phare, en totalité, ainsi que le sol de la parcelle correspondante (cad. BH 8) : inscription par arrêté du 23 mai 2011 - Le phare en totalité (cad. BH 8, cf plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 23 octobre 2012

Personnages clés

Émile Gabaud - Sous-ingénieur des Ponts et Chaussées Concepteur des plans du phare en 1898.
Simon Brunet - Entrepreneur en construction Réalisateur des travaux entre 1898 et 1902.
Alexandre (ingénieur) - Ingénieur attribué par certaines sources Possiblement impliqué dans le design initial.

Origine et histoire

Le phare de Vallières, aussi appelé phare du Port, est un édifice maritime construit entre 1898 et 1902 sur la falaise de Vallières, à Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime). Conçu par le sous-ingénieur des Ponts et Chaussées Émile Gabaud et réalisé par l’entrepreneur Simon Brunet, il remplace une balise jugée insuffisante pour guider les navires vers l’estuaire de la Gironde. Son architecture, mêlant pierres de taille et granit, s’inspire d’un vocabulaire classique avec une tour carrée de 29 mètres surmontée d’une lanterne de 7 mètres.

À la fin du XIXe siècle, l’estuaire de la Gironde est un carrefour maritime stratégique, mais dangereux en raison de ses bancs de sable. Le phare s’inscrit dans un système de balisage incluant les feux de Suzac et de Terre Nègre, visant à sécuriser l’accès au port. Son alignement avec Suzac permettait aux navires d’éviter les hauts-fonds, une innovation majeure pour l’époque.

Le phare subit des modifications après sa construction, notamment une électrification en 1947 pour moderniser son système d’éclairage. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est endommagé par des obus lors des combats pour la libération de la poche de Royan en 1945, nécessitant une reconstruction partielle. Ces stigmates, visibles sur sa façade nord, témoignent de son rôle dans l’histoire locale.

Désaffecté en 1969 après la construction du port pétrolier du Verdon, qui déplace les passes vers le nord, le phare perd sa fonction première. Il est cependant reconnu pour son patrimoine architectural et historique, bénéficiant d’une inscription en 2011 pour ses dépendances et d’un classement en 2012 au titre des monuments historiques. Aujourd’hui, le phare de Vallières est ouvert au public de juin à septembre, offrant une vue panoramique sur la côte de Beauté et le Médoc.

Symbole du patrimoine maritime de Nouvelle-Aquitaine, il attire les visiteurs pour son histoire, son architecture et son panorama exceptionnel. Sa protection assure la préservation de ce témoignage des techniques de navigation du début du XXe siècle.

Liens externes