Construction du phare 1857-1861 (≈ 1859)
Période de construction du phare des Barges sur le plateau rocheux.
14 octobre 1861
Inauguration du phare
Inauguration du phare 14 octobre 1861 (≈ 1861)
Date d'inauguration officielle du phare des Barges.
1968
Changement de fonction
Changement de fonction 1968 (≈ 1968)
Le phare devient un phare de danger après la mise en service du phare de l'Armandèche.
1971
Premier phare automatisé
Premier phare automatisé 1971 (≈ 1971)
Le phare des Barges devient le premier phare automatisé de France.
21 octobre 2011
Inscription historique
Inscription historique 21 octobre 2011 (≈ 2011)
Le phare est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare avec sa jetée (cad. non cadastré, domaine public maritime) : inscription par arrêté du 21 octobre 2011
Personnages clés
Léonce Raynaud
Ingénieur ayant défini la typologie du phare.
Jean Nohain
Initiateur de l'installation d'un poste de télévision en 1963.
Origine et histoire du Phare des Barges
Le phare des Barges, situé à 2 km de La Chaume dans la commune des Sables-d'Olonne, a été inauguré le 14 octobre 1861. Construit de 1857 à 1861 sur le plateau rocheux des Barges, il relève de la typologie définie par Léonce Raynaud et se distingue par l'authenticité de ses installations intérieures originelles. Édifié en granite bleu d'Avrillé, le bâtiment présente une tour tronconique en pierre avec un encorbellement en partie supérieure ; sa hauteur totale est de 31,30 m, la lanterne mesure 3 m, le diamètre à la base est de 12 m et de 6,5 m au sommet. Le vestibule se situe à 4 m au‑dessus des hautes mers ; l'édifice comprend deux chambres de gardiens, une chambre de l'ingénieur et une salle de veille, soit au total cinq salles, et l'optique se trouve à 23 m au‑dessus des hautes mers. L'optique est une lentille tournante Sautter Harlé à quatre panneaux (focale O,25) ; la lampe est une Halo de 20 W, le feu est rouge à deux éclats groupés toutes les 10 secondes et la portée est de 13,5 milles, l'intensité lumineuse étant indiquée à 30 000 candelas. À l'origine phare d'atterrissage, il est devenu phare de danger après la mise en service du phare de l'Armandèche en 1968. À partir de la fin des années 1960 et au début des années 1970, l'installation d'un aérogénérateur a entraîné d'importantes modifications et des vibrations ayant provoqué une fissure le long du fût ; l'appareil fut ensuite démonté et remplacé par des panneaux solaires. La lanterne a été transformée pour recevoir une plate‑forme d'atterrissage d'hélicoptère, plate‑forme qui fut démontée en 1978 ; la passerelle et la murette ont également été remaniées avec un soubassement en béton. Le phare fut électrifié et automatisé, devenant en 1971 le premier phare automatisé de France selon les sources. Parmi les faits marquants figurent l'installation en 1963 d'un poste de télévision, à l'initiative de Jean Nohain et du journal Télé 7 Jours, et l'épisode au cours duquel deux gardiens furent retenus par la mer pendant 103 jours, isolés sans secours ni ravitaillement en raison d'un temps persistant. Le phare des Barges fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 octobre 2011.