Construction du phare 1835-1840 (≈ 1838)
Période de construction du phare sous la direction de Léonce Reynaud.
1er février 1840
Allumage du feu
Allumage du feu 1er février 1840 (≈ 1840)
Date à laquelle le feu du phare a été allumé pour la première fois.
1902
Modernisation optique
Modernisation optique 1902 (≈ 1902)
Remplacement de l'optique par celle d'Ar Men.
1944
Destruction partielle
Destruction partielle 1944 (≈ 1944)
Le haut de la tour a été dynamité par les troupes allemandes.
1947-1948
Reconstruction et surélévation
Reconstruction et surélévation 1947-1948 (≈ 1948)
La partie supérieure du phare a été reconstruite et surélevée d'un étage.
1979
Électrification du phare
Électrification du phare 1979 (≈ 1979)
Le phare a été électrifié avec un aérogénérateur.
1982
Automatisation du feu
Automatisation du feu 1982 (≈ 1982)
Le feu du phare a été automatisé, marquant le départ des derniers gardiens.
23 mai 2011
Classement historique
Classement historique 23 mai 2011 (≈ 2011)
Le phare a été classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare en totalité (cad. non cadastré, domaine public maritime) : classement par arrêté du 23 mai 2011
Personnages clés
Léonce Reynaud
Ingénieur concepteur du phare des Héaux-de-Bréhat.
Origine et histoire du Phare des Héaux de Bréhat
Le phare des Héaux-de-Bréhat, situé au large de Pleubian sur le récif des Épées de Tréguier, signale l'extrémité ouest de la baie de Saint-Brieuc et l'entrée du chenal du Trieux vers l'île de Bréhat. Conçu par l'ingénieur Léonce Reynaud, il a été construit entre 1835 et 1840 et le feu s'allume le 1er février 1840. Sa silhouette associe une base très massive, inspirée des phares britanniques d'Eddystone et de Bell Rock, à une colonne plus pure et légère : cette composition, peu modifiée depuis l'origine, est devenue une référence de la signalisation maritime française. La Commission des phares avait installé en 1832 un feu provisoire en charpente, rapidement détérioré, puis confié en 1834 à Reynaud le projet d'une tour définitive sur un rocher submergé à chaque marée. Les blocs de granite furent taillés à terre, numérotés, transportés et assemblés sur l'îlot ; le chantier, commencé en 1836, dut faire face à de nombreux revers : entrepreneurs défaillants, météo défavorable, grèves et dépassements de budget. Pour loger la soixantaine d'ouvriers, Reynaud fit édifier une plate-forme maçonnée de 80 m² entre deux aiguilles ; les conditions de vie y restaient très dures, le dortoir de 10 × 3 m accueillant jusqu'à trente hommes sur deux niveaux de hamacs et offrant peu d'hygiène ; les ruines de ces installations sont encore visibles. Le coût final s'est élevé à 531 679,28 francs, hors lanterne et appareil optique. Le phare a connu plusieurs modernisations : remplacement de l'optique par celle d'Ar Men en 1902, adoption d'un brûleur à vapeur de pétrole en 1905 et transformation en feu à occultations en 1930 ; en 1903 il fonctionnait comme phare à éclat blanc avec une période de quatre secondes. En août 1944, le haut de la tour fut dynamité par les troupes allemandes et quinze mètres disparurent ; un projet de reconstruction totale fut proposé puis écarté et la partie supérieure fut finalement reconstruite et surélevée d'un étage selon les plans des architectes Auffret et Hardouin en 1947-1948, le phare étant remis en service en 1950. L'électrification a été réalisée en 1979 avec un aérogénérateur et le feu a été automatisé en 1982, date à laquelle les derniers gardiens ont quitté le site. Après le phare du plateau du Four, il figure parmi les plus anciens phares français de haute mer et le dépasse de plus de trente mètres. Le phare des Héaux-de-Bréhat fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 23 mai 2011.