Frise chronologique
1861-1864
Construction du phare
Construction du phare
1861-1864 (≈ 1863)
Dirigée par Dujardin et Pelau, mise en service.
1929
Tournage du film *Gardiens de phare*
Tournage du film *Gardiens de phare*
1929 (≈ 1929)
Film de Jean Grémillon sur le site.
1981
Électrification du phare
Électrification du phare
1981 (≈ 1981)
Remplace le feu à vapeur de pétrole.
1984
Automatisation du phare
Automatisation du phare
1984 (≈ 1984)
Modernisation des systèmes de signalisation.
2016
Restauration du garde-corps
Restauration du garde-corps
2016 (≈ 2016)
Travaux de préservation prévus cette année.
20 avril 2017
Classement monument historique
Classement monument historique
20 avril 2017 (≈ 2017)
Protection totale du phare et annexes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare des Triagoz, en totalité (à l'exception du feu actuel et de son socle en ciment), y compris le bâtiment annexe situé à l'arrière du phare et l'ensemble de son soubassement avec cuisine, réserves et escaliers, situé en Manche sur le plateau des Triagoz, au nord-ouest de Trégastel-Plage (Côtes-d'Armor), sur le domaine public maritime non cadastré, coordonnées géographiques : 48°52.28 5 N 03°38.79 7 W : classement par arrêté du 20 avril 2017
Personnages clés
| Dujardin - Ingénieur |
Co-directeur de la construction (1861-1864). |
| Pelau (ou Pelaud) - Ingénieur |
Co-directeur de la construction du phare. |
| Jean Grémillon - Réalisateur |
Tourna *Gardiens de phare* en 1929. |
Origine et histoire
Le phare des Triagoz, édifié entre 1861 et 1864 sous la direction des ingénieurs Dujardin et Pelau (ou Pelaud selon les sources), se dresse sur la roche de Guen-Bras au large de Trégastel, dans les Côtes-d'Armor. Construit en granite rose de Ploumanac'h, sa structure carrée avec une saillie semi-circulaire évoque un donjon médiéval, reflétant un soin particulier apporté à son esthétique. Équipé à l'origine de lentilles de Fresnel, il fut un outil majeur pour la navigation dans cette zone dangereuse de la Manche.
Le phare connut des modernisations majeures au XXe siècle : électrification en 1981 remplaçant le feu à vapeur de pétrole, puis automatisation en 1984. Sa lanterne fut démontée et transférée à Lézardrieux, tandis que des restaurations (comme celle du garde-corps en 2016) visèrent à préserver son intégrité. Classé monument historique en avril 2017, il est l'un des rares phares bretons ayant survécu aux destructions allemandes durant la Seconde Guerre mondiale dans le secteur.
Architecturalement, le phare des Triagoz se distingue par ses dispositions intérieures et extérieures originales, incluant un bâtiment annexe avec cuisine et réserves, le tout situé sur un soubassement en domaine public maritime. Les archives nationales conservent dix plans du phare élaborés entre 1862 et 1884, témoignant de son importance patrimoniale. Son histoire est également liée au cinéma, le site ayant servi de décor au film Gardiens de phare de Jean Grémillon en 1929.
Aujourd’hui, le phare des Triagoz incarne à la fois un patrimoine maritime fonctionnel et un symbole de la résistance architecturale bretonne. Son classement protège l’intégralité de la structure (hors feu actuel et son socle en ciment), ainsi que son environnement immédiat, soulignant sa valeur historique et technique. Les sources disponibles, incluant des mémoires d’ingénieurs et des inventaires régionaux, enrichissent la compréhension de sa construction et de son évolution.