Allumage du premier phare 1836 (≈ 1836)
Tour cylindrique de 9 mètres, feu fixe blanc.
15 octobre 1905
Allumage du second phare
Allumage du second phare 15 octobre 1905 (≈ 1905)
Tour pyramidale de 27 mètres, feu à éclats.
12 octobre 2011
Inscription monument historique
Inscription monument historique 12 octobre 2011 (≈ 2011)
Première protection officielle du site.
9 octobre 2012
Classement monument historique
Classement monument historique 9 octobre 2012 (≈ 2012)
Protection définitive du phare et annexes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare en totalité, ainsi que la plate-forme, le talus et l'escalier d'accès depuis la plate-forme inférieure, les façades et toitures des des bâtiments annexes et le mur de clôture (cad. AK 90) : classement par arrêté du 9 octobre 2012
Personnages clés
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Origine et histoire du Phare du cap Béar
Le phare du cap Béar, situé à 800 mètres au sud-est de Port-Vendres sur la Côte Vermeille, est un édifice emblématique du début du XXe siècle. Son premier phare, construit en 1836, était une tour cylindrique de 9 mètres de haut, avec un feu fixe blanc situé à 23 mètres au-dessus de la mer. Abandonné en 1905 en raison de sa localisation souvent brumeuse, il fut remplacé par un second phare plus imposant, haut de 27 mètres, avec une élévation de 80 mètres au-dessus du niveau de la mer, équipé d’un feu à trois éclats blancs toutes les 20 secondes.
Le phare actuel, de forme pyramidale à section carrée, est construit en pierres apparentes avec des chaînes d’angle et un encorbellement supérieur. Il est accompagné de logements pour les gardiens et de bâtiments de service, décorés avec soin : murs en opaline bleue, escalier en marbre rose et rampe en cuivre. Automatisé et contrôlé à distance, il abrite une station de GPS différentiel. Le site, incluant le phare, ses annexes et les alentours, a été classé monument historique en 2012 après une inscription en 2011. Il appartient aujourd’hui à l’État.
Le phare du cap Béar illustre l’excellence technique et architecturale du service des Phares et Balises au début du XXe siècle. Son optique, sa cuve à mercure, et ses dispositifs techniques (comme le radiophare) en font un exemple remarquable de l’ingénierie de l’époque. La décoration intérieure, avec ses matériaux nobles comme le marbre rose et l’opaline, ainsi que les détails comme les gueules de lions ou la mosaïque d’entrée, soulignent son caractère monumental et prestigieux.
Le premier phare, allumé en 1836, fonctionnait à l’huile végétale, puis minérale vers 1875, avant d’être remplacé par le second phare en 1905, utilisant la vapeur de pétrole. Ce dernier, toujours en activité, possède une portée de 30 milles et un feu blanc à éclats groupés par trois. Son histoire reflète l’évolution des technologies d’éclairage maritime et son rôle crucial pour la navigation en Méditerranée.