Construction du sémaphore 1805 (≈ 1805)
Première signalisation transmanche sur le cap.
1er novembre 1837
Mise en service du premier phare
Mise en service du premier phare 1er novembre 1837 (≈ 1837)
Tour en brique de 14 mètres, feu fixe.
1861
Surélévation du phare
Surélévation du phare 1861 (≈ 1861)
Hauteur portée à 24 mètres.
15 février 1869
Électrification du phare
Électrification du phare 15 février 1869 (≈ 1869)
Première lampe à arc en France.
1944
Destruction par les Allemands
Destruction par les Allemands 1944 (≈ 1944)
Phare rasé pendant la Seconde Guerre.
1952-1957
Reconstruction du phare
Reconstruction du phare 1952-1957 (≈ 1955)
Tour en pierre actuelle, feu allumé en 1958.
30 décembre 2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 30 décembre 2010 (≈ 2010)
Protection du phare en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare en totalité (cad. AB 345) : inscription par arrêté du 30 décembre 2010
Personnages clés
Georges Popesco - Architecte
Concepteur du phare reconstruit (1952).
André Lacoste - Architecte
Co-auteur du phare actuel avec Popesco.
Origine et histoire du Phare du cap Gris-Nez
Le phare du cap Gris-Nez, situé à Audinghen dans les Hauts-de-France, a été édifié pour sécuriser le littoral du pas de Calais, réputé dangereux pour la navigation. Le premier phare, une tour cylindrique en brique de 14 mètres surélevée à 24 mètres en 1861, fut allumé en 1837. Il fut électrifié dès 1869 avec une lampe à arc, une innovation rare pour l’époque, et complété par des bâtiments annexes pour les machines et les gardiens. Détruit par les Allemands en 1944, il symbolisait déjà l’importance stratégique des phares dans la signalisation maritime du XIXe siècle.
La reconstruction du phare débuta en 1952 sous la direction des architectes Georges Popesco et André Lacoste, avec une tour en pierre apparente accolée à un bâtiment circulaire. Le nouveau phare, haut de 24 mètres, fut équipé d’une optique moderne flottant sur mercure et d’un feu définitif allumé en 1958. Le site, classé en 1987 et inscrit aux monuments historiques en 2010, abrite aussi le CROSS Gris-Nez depuis 1977. Son histoire reflète les évolutions techniques (de l’huile végétale à l’électricité) et les enjeux géopolitiques, comme sa destruction pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le phare a connu plusieurs innovations techniques, comme l’ajout d’une cuve à mercure en 1899 pour stabiliser l’optique, ou l’automatisation en 1986. Son feu actuel, d’une portée de 26 milles, utilise une lampe halogène de 1000W et une lanterne métallique de 3 mètres de diamètre. Les archives nationales conservent 34 plans du phare datant de 1834 à 1913, témoignant de son évolution architecturale. Le site, intégré au paysage classé des caps Blanc-Nez et Gris-Nez, reste un symbole de la Côte d’Opale et de son patrimoine maritime.
Avant le phare, un sémaphore avec une ligne télégraphique transmanche fut construit en 1805, mais les naufrages persistants motivèrent la construction du phare dans les années 1830. Parmi les événements marquants, citons l’installation d’une sirène en 1861, le remplacement des machines à vapeur par des moteurs Diesel en 1936, et la pose d’un radiophare en 1948. Le phare actuel, avec son feu à éclats réguliers toutes les 5 secondes, joue toujours un rôle crucial dans la sécurité maritime, tout en attirant les visiteurs pour son histoire et son panorama exceptionnel.