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Phare du Cap Lévi à Fermanville dans la Manche

Patrimoine classé Patrimoine maritime Phare classé MH

Phare du Cap Lévi

  • Phare du Cap Lévi
  • 50840 Fermanville
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Crédit photo : Sky60038 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
50340 Flamanville, Phare du Cap Lévil

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1833
Naufrage de *La Résolue*
1851
Approbation du phare
31 décembre 1858
Allumage du 1er phare
1901
Modernisation optique
juin 1944
Destruction par l'armée allemande
juillet 1948
Allumage du 2e phare
1975
Automatisation
11 mai 2009
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare en totalité (cad. D 785, lieudit le Phare) : inscription par arrêté du 11 mai 2009

Personnages clés

Charles-Félix Morice de la Rue - Ingénieur en chef Supervisa la conception du 1er phare.
J. de Serry - Ingénieur et architecte A dessiné le premier phare (1850).
Entrepreneurs Lévesque et Baude - Constructeurs du 1er phare Conflit et remplacement en 1856.
René Levavasseur - Architecte Co-concepteur du 2e phare (1947).
Jean-Paul et Jacques Chauliat - Architectes Auteurs du design incurvé du 2e phare.

Origine et histoire du Phare du Cap Lévi

Le phare du cap Lévi, situé à Fermanville dans la Manche, fut approuvé en 1851 après plusieurs naufrages, dont celui de La Résolue en 1833. Conçu par l’ingénieur J. de Serry sous la direction de Charles-Félix Morice de la Rue, le premier phare, une tour carrée en granite rose et gris (31 m), fut achevé en 1858 après des conflits avec les entrepreneurs Lévesque puis Baude. Il reliait les phares de Goury et Gatteville, avec une optique initiale à feu fixe blanc et éclats rouges, modernisée en 1901 (portée 30 km).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Kriegsmarine l’utilisa comme poste d’observation avant de le dynamiter en juin 1944. Un feu provisoire fut installé sur les ruines en attendant la reconstruction. Les architectes René Levavasseur et Jean-Paul/Jacques Chauliat conçurent le second phare (28 m), aux faces incurvées, construit en 1947 à 100 m de l’original. Allumé en juillet 1948, il fut automatisé en 1975 et inscrit aux monuments historiques en 2009.

Le premier phare, détruit, présentait une tourelle demi-cylindrique et un couronnement en encorbellement, tandis que le second, toujours en service, intègre une rotonde vitrée inédite sur le littoral français. Les deux utilisèrent du granite local (rose de Fermanville, gris de Montfarville). Leur histoire reflète les évolutions techniques (huile → pétrole → électricité) et les enjeux stratégiques de la signalisation maritime en Normandie.

Le phare joue un rôle clé dans la sécurisation de la rade de Cherbourg, zone exposée aux courants violents du raz du cap Lévi et aux hauts-fonds de Biéroc. Sa reconstruction après 1944 s’inscrit dans le plan national de restauration des signalisations maritimes, soulignant son importance pour la navigation entre les phares de La Hague et Barfleur.

Liens externes

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