Phare du Cap Lévi à Fermanville dans la Manche

Patrimoine classé Patrimoine maritime Phare classé MH

Phare du Cap Lévi

  • Phare du Cap Lévi
  • 50840 Fermanville
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Phare du Cap Lévi
Crédit photo : Sky60038 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1850
Projet initial
1854
Début construction
31 décembre 1858
Allumage du phare
1901
Amélioration de l'optique
1937
Électrification du phare
1944
Destruction pendant la guerre
1947
Reconstruction du phare
juillet 1948
Mise en service nouveau phare
1975
Automatisation du phare
11 mai 2009
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare en totalité (cad. D 785, lieudit le Phare) : inscription par arrêté du 11 mai 2009

Personnages clés

J. de Serry Ingénieur ayant dessiné le projet initial du phare.
Charles-Félix Morice de la Rue Superviseur du projet initial du phare.
René Levavasseur Architecte responsable de la reconstruction du phare après la Seconde Guerre mondiale.
Jean-Paul et Jacques Chauliat Architectes responsables de la reconstruction du phare après la Seconde Guerre mondiale.

Origine et histoire du Phare du Cap Lévi

Le phare du Cap Lévi se situe sur la commune de Fermanville, dans la Manche, et marque la pointe qui ferme à l'est la rade de Cherbourg, ainsi que les hauts-fonds de Biéroc où se forment de puissants courants. À la suite de nombreux naufrages, la construction d’un phare fut décidée et le projet de 1850 fut dessiné par l’ingénieur J. de Serry sous la supervision de Charles‑Félix Morice de la Rue; la construction débuta en 1854. Le premier phare, construit en granites rose de Fermanville et gris de Montfarville et achevé par l’entrepreneur Baude après un litige avec Lévesque, fut allumé le 31 décembre 1858 et servit de relais entre les phares de Goury et de Gatteville‑Barfleur. D’origine quadrangulaire, cette tour de 31,70 m (hauteur focale 33 m, hauteur au dessus de la mer 35 m) comportait une tourelle demi‑cylindrique pour l’escalier et une lanterne sous coupole ; son feu initial était un feu fixe blanc à éclats rouges de 4e ordre. En 1901, l’installation d’une cuve à mercure permit d’installer une optique à éclats rouges de portée accrue (30 km par temps clair, 12 km par temps de brume). Après avoir successivement utilisé huile végétale, huile minérale et vapeurs de pétrole, le phare fut électrifié en 1937. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Kriegsmarine utilisa la tour comme poste d’observation, son feu fut démonté en 1941 et, en juin 1944, la tour fut dynamitée par les troupes allemandes en retraite ; un feu provisoire fut installé sur les ruines. Les plans de reconstruction furent confiés aux architectes René Levavasseur et Jean‑Paul et Jacques Chauliat, qui reprirent la base carrée en lui donnant des faces incurvées vers l’intérieur ; la nouvelle tour, maçonnée en granite rose, fut édifiée en 1947 à environ 100 mètres en arrière de l’emplacement primitif et mise à feu en juillet 1948. Cette seconde tour, de section quadrangulaire à faces concaves, comporte un couronnement circulaire vitré abritant la lanterne ; les bâtiments d’habitation et d’exploitation sont séparés de la tour. Sa hauteur est donnée dans les sources à 28 m (hauteur focale 33 m, hauteur au dessus de la mer 36,85 m) et son feu, à éclats rouges de cinq secondes, a été équipé en 1948 d’une optique de 3e ordre et portée portée à 20 milles nautiques ; l’optique a depuis évolué pour une focale de 0,375 m. Le phare a été automatisé en 1975 et l’ouvrage est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 11 mai 2009.

Liens externes