Frise chronologique
1861-1863
Construction du phare
Construction du phare
1861-1863 (≈ 1862)
Réalisé par Léonce Reynaud en pierre de Cassis.
1904
Remplacement de l'optique
Remplacement de l'optique
1904 (≈ 1904)
Optique fixe remplace le système à mercure.
1976
Automatisation et électrification
Automatisation et électrification
1976 (≈ 1976)
Fin de la présence des gardiens.
19 septembre 2012
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
19 septembre 2012 (≈ 2012)
Protection du phare et de sa plate-forme.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare en totalité, avec le sol caladé de sa plate-forme (cad. BM 3) : inscription par arrêté du 19 septembre 2012
Personnages clés
| Léonce Reynaud - Ingénieur et architecte |
Concepteur du phare entre 1861-1863. |
Origine et histoire
Le phare du Grand Rouveau est édifié entre 1861 et 1863 sur l'île du Grand Rouveau, dans l'archipel des Embiez, sur la commune de Six-Fours-les-Plages (Var). Conçu par l'ingénieur Léonce Reynaud, il se compose d'une tour centrale de 13,20 mètres encadrée de deux ailes abritant les logements des gardiens. Les matériaux utilisés incluent la pierre de Cassis pour les soubassements et les chaînes d'angle, ainsi que des moellons du cap de la Cride pour le reste de la structure. Un chemin carrossable et un magasin en schiste complètent l'ensemble, ce dernier ayant été rénové par le Conservatoire du Littoral.
Le phare, d'un coût total de 104 900 francs (optique incluse), était initialement équipé d'une optique tournante avec cuve à mercure, remplacée en 1904 par une optique fixe de 50 cm de focale. Électrifié et automatisé en 1976, il n'est plus gardienné depuis cette date. Son feu blanc, à deux occultations toutes les six secondes, signale le mouillage du Brusc et l'entrée des ports de Bandol. Télécontrôlé depuis Porquerolles, il est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 19 septembre 2012, incluant sa plate-forme caladée.
L'architecture du phare reflète les standards du XIXe siècle pour les constructions maritimes : un bâtiment rectangulaire avec une tour carrée demi hors-œuvre, typique des réalisations de Léonce Reynaud. La lanterne, de type standard avec trois niveaux vitrés, et l'optique fixe illustrent les évolutions techniques de l'époque. Bien que non visitable, le site reste un témoignage de l'ingénierie côtière provençale et de son adaptation aux besoins de la navigation méditerranéenne.