Décret initial 1853 (≈ 1853)
Premier décret visant à améliorer l’éclairage du port de Sète.
1898
Relance du projet
Relance du projet 1898 (≈ 1898)
Relance du projet de construction du phare.
1899
Début des travaux
Début des travaux 1899 (≈ 1899)
Lancement des travaux avec l’entrepreneur Massol.
1900
Changement d’entrepreneur
Changement d’entrepreneur 1900 (≈ 1900)
Réattribution des travaux à l’entreprise Troglia.
23 avril 1903
Allumage du phare
Allumage du phare 23 avril 1903 (≈ 1903)
Mise en service du phare du Mont-Saint-Clair.
1938
Électrification du phare
Électrification du phare 1938 (≈ 1938)
Le phare est électrifié, remplaçant la vapeur de pétrole.
2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2011 (≈ 2011)
Le phare est inscrit aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare en totalité, avec ses aménagements annexes (maison du gardien et terrasses avec la clôture) (cad. AS 42, 43) : inscription par arrêté du 12 octobre 2011
Personnages clés
Massol
Entrepreneur initial des travaux du phare.
Troglia
Entrepreneur ayant repris les travaux après le décès de Massol.
Origine et histoire du Phare du Mont-Saint-Clair
Le phare du Mont‑Saint‑Clair, l’un des derniers grands phares de première catégorie inscrits au programme de la fin du XIXe siècle, se dresse sur le mont Saint‑Clair, à Sète. La création de ce phare faisait suite aux décrets de 1853 et 1878 et à une relance en 1898 visant à améliorer l’éclairage du port de Sète et du littoral de l’Hérault, en remplaçant le feu du cap d’Agde par un grand phare d’atterrissage aligné sur le môle Saint‑Louis et le feu de l’Épi Est du brise‑lames. Après plusieurs décisions et projets entre janvier 1899 et janvier 1900, la construction fut lancée ; les travaux débutèrent avec l’entrepreneur Massol, dont le décès entraîna une réattribution au profit de l’entreprise Troglia à la fin de 1900, alors que les fondations étaient déjà réalisées. Les ouvrages comprenaient la réalisation du fût octogonal et des logements destinés aux trois gardiens ; la lanterne fut montée en avril 1902 et le feu de la Verrerie fut ensuite supprimé, tandis que le phare du môle Saint‑Louis subissait des modifications. Les travaux, conduits sur trois ans, aboutirent à l’allumage du phare le 23 avril 1903. Le projet prévoyait que le phare soit placé à une hauteur de 92 m ; la tour, en pierre, mesure 23 m et présente une silhouette octogonale légèrement pyramidale, la focale étant située à 18,90 m. La lanterne, décorée de mufles de lions et de feuilles d’acanthe, est coiffée d’une coupole en cuivre et dotée d’un vitrage cylindrique réparti sur trois niveaux. À l’arrière de la tour se trouvent plusieurs bâtiments abritant le logement des gardiens, les salles techniques, des garages, un puits, un jardin et un terrain, l’ensemble étant clos par une grille sur murette. Le phare occupe le flanc du mont Saint‑Clair, au‑dessus du cimetière marin et du musée Paul‑Valéry, à proximité du fort Richelieu. Il a été électrifié en 1938, son fonctionnement antérieur reposant sur la vapeur de pétrole, et a été inscrit aux monuments historiques en 2011.