Phare

  • 33970 Lège-Cap-Ferret
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Crédit photo : Fred.marchalon - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1836
Adjudication du projet
1840
Mise en service
1929
Électrification du phare
1944
Destruction du phare
1947
Reconstruction du phare
1995
Automatisation du phare
6 novembre 2009
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare en totalité, y compris ses locaux techniques et le couloir les reliant au phare (cad. EX 300) : inscription par arrêté du 6 novembre 2009

Personnages clés

Escarraguel Entrepreneur responsable de la construction initiale du phare.
Auguste Labouret Artiste ayant réalisé une mosaïque dans le hall du phare.
Beautemps-Beaupré Hydrographe dont le buste est présenté dans le phare.
Fresnel Physicien dont le buste est présenté dans le phare.

Origine et histoire

Le phare du Cap Ferret, bâti sur la presqu'île du Cap Ferret (commune de Lège-Cap-Ferret, Gironde) entre le bassin d'Arcachon et l'océan Atlantique, se présente comme une tour légèrement tronconique en maçonnerie lisse blanche, la partie supérieure étant peinte en rouge, et jouxte un bâtiment rectangulaire abritant la salle des machines, la machinerie de l'ascenseur et des logements. Le projet initial fut adjugé en 1836 et le phare mis en service en 1840. La construction rencontra de nombreuses difficultés : l'impossibilité d'extraire les pierres prévues à Saint-Savinien obligea à les faire venir de Barsac et de Saint-Macaire, le sol plus meuble nécessita des fondations plus profondes, et les surcoûts réclamés par l'entrepreneur Escarraguel furent refusés par l'administration ; au total l'ouvrage coûta 352 461,55 francs, soit 72 % de plus que l'enveloppe initiale de 204 946,61 francs, ces dépassements restant à la charge de l'entrepreneur, qui cessa son activité après le marché. L'ancienne tour mesurait 47,7 m pour une élévation de 51 m. Électrifié en 1929, le phare fut détruit en 1944 par les forces d'occupation et reconstruit après-guerre sur les plans de l'ancien ; il fut remis en service en 1947. La tour reconstruite, de forme comparable, mesure 52,1 m pour une élévation de 62 m et son feu émet des éclats rouges toutes les cinq secondes. La porte d'entrée, en avant-corps, est rehaussée d'un fronton gravé des dates 1840 et 1947 et encadre un bas-relief représentant un navire, un poisson et l'étoile des phares ; le hall accueille une mosaïque d'Auguste Labouret illustrant le bassin d'Arcachon et la presqu'île, ainsi que les bustes de l'hydrographe Beautemps-Beaupré et du physicien Fresnel. Le soubassement donnant accès au phare a été complété à l'arrière par une salle des machines rectangulaire reliée au phare par un couloir, et un ascenseur dessert l'ancienne salle de service. Un blockhaus construit dans les jardins du phare est conservé et se visite. Le phare a été automatisé en 1995 et inscrit au registre des monuments historiques le 6 novembre 2009. Il est ouvert au public : un escalier de 258 marches conduit au sommet, offrant un panorama étendu sur la presqu'île, le bassin, les passes et l'océan ; des salles annexes présentent l'évolution topographique du bassin d'Arcachon, des cartes marines et des instruments de navigation, et abritent une boutique. En 2019, La Poste a inclus le phare dans un carnet de timbres intitulé « Repères de nos côtes ».

Liens externes