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Phare

    4 Promenade Tour du Phare Cap Ferret
    33970 Lège-Cap-Ferret
Propriété de l'Etat
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Crédit photo : Fred.marchalon - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1792
Projet initial
1836
Début des travaux
1er novembre 1840
Mise en service du 1er phare
août 1944
Destruction par les Allemands
1947
Reconstruction du phare
7 août 1949
Inauguration officielle
1995
Automatisation
6 novembre 2009
Protection patrimoniale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le phare en totalité, y compris ses locaux techniques et le couloir les reliant au phare (cad. EX 300) : inscription par arrêté du 6 novembre 2009

Personnages clés

Sieur Escarraguel - Entrepreneur Constructeur du premier phare (1836-1840)
Ingénieur Deschamps - Concepteur des plans Responsable du projet initial du phare
Auguste Labouret - Maître verrier Auteur de la mosaïque du hall (1947)
Charles-François Beautemps-Beaupré - Hydrographe Buste exposé dans le hall (1766-1854)
Augustin Fresnel - Physicien Inventeur des lentilles, buste exposé

Origine et histoire

Le phare du cap Ferret, situé sur la presqu'île éponyme entre le bassin d'Arcachon et l'océan Atlantique, fut initialement construit en 1840 sous la forme d'une tour tronconique de 47,7 m de haut, avec une élévation de 51 m. Envisagé dès 1792, sa réalisation fut retardée et confié à l'entrepreneur Escarraguel en 1836, malgré des difficultés techniques et financières (dépassement de 72% du budget initial). Le phare fut électrifié en 1929, mais détruit en août 1944 par les Allemands lors de leur retraite.

Reconstruit entre 1946 et 1948 selon des plans similaires à l'original, le nouveau phare fut inauguré en 1949. D'une hauteur de 52,1 m (élévation de 62 m), il reprend la structure dodécagonale peinte en blanc et rouge, avec un feu à éclats rouges toutes les cinq secondes. Son entrée est ornée d'un fronton portant les dates 1840 et 1947, encadrant un bas-relief maritime, tandis que le hall abrite une mosaïque d'Auguste Labouret et des bustes de Beautemps-Beaupré et Augustin Fresnel.

Automatisé en 1995, le phare est inscrit aux monuments historiques depuis 2009. Ouvert au public, il propose un escalier de 258 marches menant à un panorama sur le bassin d'Arcachon et l'océan. Une exposition annexe retrace l'histoire topographique de la région, tandis qu'un blockhaus de l'Occupation, encore visible, rappelle son passé tourmenté.

Le premier phare, construit par l'entrepreneur Escarraguel, connut des dépassements de coûts majeurs (72%) en raison de problèmes d'extraction des pierres et de fondations plus profondes que prévu. Malgré ses réclamations répétées pour indemnisation, celles-ci furent systématiquement rejetées par l'ingénieur Deschamps, responsable du projet. Ces difficultés financières conduisirent l'entrepreneur à la faillite après l'achèvement du chantier.

Le phare actuel, avec sa lanterne métallique et son optique de 0,70 m de focale, utilise une cuve à mercure et une lampe halogène de 1000W, offrant une portée de 22,5 milles. Son architecture combine maçonnerie lisse, couronnement en pierre apparente et éléments techniques modernes, comme l'ascenseur installé dans le bâtiment adjacent abritant les machines et les logements du personnel.

Liens externes