Frise chronologique
1792
Projet initial
Projet initial
1792 (≈ 1792)
Premières mentions d'un phare envisagé
1836
Début des travaux
Début des travaux
1836 (≈ 1836)
Adjudication à l'entrepreneur Escarraguel
1er novembre 1840
Mise en service du 1er phare
Mise en service du 1er phare
1er novembre 1840 (≈ 1840)
Tour de 47,7 m avec feu fixe blanc
août 1944
Destruction par les Allemands
Destruction par les Allemands
août 1944 (≈ 1944)
Phare dynamité pendant l'Occupation
1947
Reconstruction du phare
Reconstruction du phare
1947 (≈ 1947)
Nouvelle tour de 52,1 m inaugurée
7 août 1949
Inauguration officielle
Inauguration officielle
7 août 1949 (≈ 1949)
Second phare mis en service
1995
Automatisation
Automatisation
1995 (≈ 1995)
Modernisation des systèmes lumineux
6 novembre 2009
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale
6 novembre 2009 (≈ 2009)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le phare en totalité, y compris ses locaux techniques et le couloir les reliant au phare (cad. EX 300) : inscription par arrêté du 6 novembre 2009
Personnages clés
| Sieur Escarraguel - Entrepreneur |
Constructeur du premier phare (1836-1840) |
| Ingénieur Deschamps - Concepteur des plans |
Responsable du projet initial du phare |
| Auguste Labouret - Maître verrier |
Auteur de la mosaïque du hall (1947) |
| Charles-François Beautemps-Beaupré - Hydrographe |
Buste exposé dans le hall (1766-1854) |
| Augustin Fresnel - Physicien |
Inventeur des lentilles, buste exposé |
Origine et histoire
Le phare du cap Ferret, situé sur la presqu'île éponyme entre le bassin d'Arcachon et l'océan Atlantique, fut initialement construit en 1840 sous la forme d'une tour tronconique de 47,7 m de haut, avec une élévation de 51 m. Envisagé dès 1792, sa réalisation fut retardée et confié à l'entrepreneur Escarraguel en 1836, malgré des difficultés techniques et financières (dépassement de 72% du budget initial). Le phare fut électrifié en 1929, mais détruit en août 1944 par les Allemands lors de leur retraite.
Reconstruit entre 1946 et 1948 selon des plans similaires à l'original, le nouveau phare fut inauguré en 1949. D'une hauteur de 52,1 m (élévation de 62 m), il reprend la structure dodécagonale peinte en blanc et rouge, avec un feu à éclats rouges toutes les cinq secondes. Son entrée est ornée d'un fronton portant les dates 1840 et 1947, encadrant un bas-relief maritime, tandis que le hall abrite une mosaïque d'Auguste Labouret et des bustes de Beautemps-Beaupré et Augustin Fresnel.
Automatisé en 1995, le phare est inscrit aux monuments historiques depuis 2009. Ouvert au public, il propose un escalier de 258 marches menant à un panorama sur le bassin d'Arcachon et l'océan. Une exposition annexe retrace l'histoire topographique de la région, tandis qu'un blockhaus de l'Occupation, encore visible, rappelle son passé tourmenté.
Le premier phare, construit par l'entrepreneur Escarraguel, connut des dépassements de coûts majeurs (72%) en raison de problèmes d'extraction des pierres et de fondations plus profondes que prévu. Malgré ses réclamations répétées pour indemnisation, celles-ci furent systématiquement rejetées par l'ingénieur Deschamps, responsable du projet. Ces difficultés financières conduisirent l'entrepreneur à la faillite après l'achèvement du chantier.
Le phare actuel, avec sa lanterne métallique et son optique de 0,70 m de focale, utilise une cuve à mercure et une lampe halogène de 1000W, offrant une portée de 22,5 milles. Son architecture combine maçonnerie lisse, couronnement en pierre apparente et éléments techniques modernes, comme l'ascenseur installé dans le bâtiment adjacent abritant les machines et les logements du personnel.