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Frise chronologique
1826
Adjudication des travaux
Adjudication des travaux
1826 (≈ 1826)
Attribution à Pierre Termeau pour 46 000 francs-or.
1er février 1829
Allumage du premier phare
Allumage du premier phare
1er février 1829 (≈ 1829)
Tour cylindrique de 29,50 m avec feu fixe.
1860
Restauration et dépendances
Restauration et dépendances
1860 (≈ 1860)
Construction des logements pour gardiens.
1870
Problème technique majeur
Problème technique majeur
1870 (≈ 1870)
Fonte des soudures de la lanterne au pétrole.
12 septembre 1877
Allumage du second phare
Allumage du second phare
12 septembre 1877 (≈ 1877)
Tour pyramidale de 30,20 m en 5 mois.
1903
Modernisation de l'éclairage
Modernisation de l'éclairage
1903 (≈ 1903)
Feu à 3 éclats et cuve à mercure.
1910
Installation de la sirène
Installation de la sirène
1910 (≈ 1910)
Premier système sonore de brume.
1945
Rallumage post-Seconde Guerre
Rallumage post-Seconde Guerre
1945 (≈ 1945)
Remise en service après conflits.
1996
Automatisation du phare
Automatisation du phare
1996 (≈ 1996)
Télécontrôle depuis Saint-Nazaire.
3 octobre 2012
Classement monument historique
Classement monument historique
3 octobre 2012 (≈ 2012)
Protection des deux phares et annexes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux phares, y compris les bâtiments annexes, le jardin et les murs de clôture (cad. BR 1, 2) : classement par arrêté du 3 octobre 2012
Personnages clés
| Pierre Termeau - Entrepreneur |
Constructeur du premier phare (1827-1828). |
| Ingénieur Plantier - Concept original |
Auteur des plans du premier phare. |
Origine et histoire
Le phare du Pilier, situé sur la commune de Noirmoutier-en-l'Île en Vendée, fait partie intégrante du dispositif de balisage sud de l'estuaire de la Loire. Géré depuis 1905 par le Service des phares et balises de Saint-Nazaire, ce site protégé par le conservatoire du littoral se compose de deux phares distincts : une première tour cylindrique construite en 1829, puis désaffectée après des problèmes techniques liés à son système d'éclairage au pétrole en 1870, et un second phare en forme de tronc de pyramide, érigé en 1877 et toujours en activité aujourd’hui.
La première tour, haute de 29,50 mètres (32,50 mètres au-dessus de la mer), fut édifiée en maçonnerie de pierre de taille entre 1827 et 1828 par l’entrepreneur Pierre Termeau, selon les plans de l’ingénieur Plantier. Équipée initialement d’un feu fixe blanc varié par des éclats, elle subit des restaurations en 1860, incluant la construction de logements pour les gardiens. Cependant, en 1870, l’installation d’un brûleur au pétrole provoqua la fonte des soudures de la lanterne, rendant nécessaire la construction d’un nouveau phare.
Le second phare, allumé en 1877, adopte une forme pyramidale quadrangulaire de 30,20 mètres de haut, surmontée d’une galerie en briques rouges. Il fut équipé d’un feu à trois éclats groupés en 1903, puis d’une sirène de brume en 1910, modernisée en 1934. Après des dommages durant la Seconde Guerre mondiale, le phare fut rallumé en 1945 et automatisé en 1996. Son architecture actuelle inclut une grande lanterne rouge, une demi-lanterne sur la face sud-est, et les vestiges du premier phare, surmontés d’une ancienne radio-balise.
Classé monument historique en 2012, l’ensemble comprend également des bâtiments annexes, des jardins de 16 897 m2, et des éléments techniques comme des aérogénérateurs installés en 1966. Le site illustre l’évolution des techniques d’éclairage maritime, passant de l’huile végétale (1829) à l’électrification (1966), tout en conservant des décors architecturaux remarquables, tels que des lions, des feuilles d’acanthe, et une cuve à mercure.
L’île du Pilier, site protégé, abrite ainsi un patrimoine maritime majeur, témoin des défis techniques et des innovations qui ont marqué l’histoire des phares français au XIXe et XXe siècles. Le phare actuel, télécontrôlé depuis Saint-Nazaire, reste un point de repère essentiel pour la navigation dans l’estuaire de la Loire.