Phares du Cap Fréhel à Plévenon en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine maritime Phare classé MH

Phares du Cap Fréhel

  • Phare du Cap Fréhel
  • 22240 Plévenon
Phare du Cap Fréhel
Phares du Cap Fréhel
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Phares du Cap Fréhel
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Phares du Cap Fréhel
Phares du Cap Fréhel
Phares du Cap Fréhel
Crédit photo : Auteur inconnu - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1701-1702
Construction de la vieille tour
Milieu du XVIIe siècle
Premier fanal au charbon
1821
Dispositif rotatif installé
1er mai 1847
Nouveau phare octogonal
11 août 1944
Destruction pendant la guerre
1er juillet 1950
Reconstruction du phare
23 mai 2011
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les phares du Cap Fréhel, à savoir le phare opérationnel en totalité, avec sa cour, l'ancien phare en totalité, le bâtiment de l'ancienne sirène de brume (cad. A 4, 53, 54) : classement par arrêté du 23 mai 2011

Personnages clés

Siméon Garangeau Ingénieur ayant construit la vieille tour en 1701-1702.
Léonce Reynaud Superviseur de la construction de la tour octogonale en 1847.
Yves Hémar Architecte responsable de la reconstruction du phare après la Seconde Guerre mondiale.
Henri Richard Dernier gardien du phare, en poste jusqu'en 2019.

Origine et histoire du Phare du Cap Fréhel

Le cap Fréhel, entre la baie de Saint-Brieuc et la rade de Saint-Malo, est marqué par plusieurs phares qui se détachent sur cette avancée exposée aux vents et aux courants. Dès le milieu du XVIIe siècle, un premier fanal alimenté au charbon est installé sur la pointe par des armateurs malouins. En 1701-1702, l'ingénieur Siméon Garangeau élève une tour en pierre maçonnée, accompagnée d'une tourelle demi-cylindrique : la « vieille tour » qui reste visible aujourd’hui. L’éclairage évolue au fil du temps : charbon jusqu’en 1774, puis réverbères à l’huile, et enfin un dispositif rotatif mis en place en 1821 qui accroît la portée du feu. Devant l’état de l’édifice, Léonce Reynaud supervise la construction d’une tour octogonale en pierres de taille, mise en service le 1er mai 1847 avec une optique de Fresnel et un feu de premier ordre. Ce phare de 1847 est utilisé jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, lorsque les troupes allemandes le dynamitent le 11 août 1944 ; la vieille tour Garangeau accueille alors un feu provisoire. La reconstruction commence en 1946 d’après les plans de l’architecte malouin Yves Hémar et le nouveau feu est allumé le 1er juillet 1950. Le phare actuel, de plan carré et en pierre de taille, est centré sur un bâtiment en U ; il mesure 32,85 m de haut, avec une focale à 29,60 m et une hauteur au-dessus de la mer de 67,70 m. Son feu offre deux éclats blancs toutes les dix secondes et le dispositif fonctionne aujourd’hui automatiquement. Le rez-de-chaussée comporte les logements des gardiens et une grande salle de réception ornée d’une peinture représentant les phares de la côte ; l’intérieur comporte aussi des décors inspirés de la faune et de la flore sous-marines. L’édifice dispose d’un ascenseur, rare pour ce type de structure, et d’équipements électroniques tels qu’un relais VHF pour le CROSS Corsen, un radiophare et le système Radio Sylédis utilisé pour l’entrée des ferries à Saint‑Malo. À l’extrémité de la pointe, une petite construction abrite la corne de brume, qui émet deux sons par minute. Le site a été renforcé par des aménagements défensifs et de surveillance durant la guerre et a accueilli des installations liées au sauvetage. Le phare du cap Fréhel est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 23 mai 2011. Il a longtemps été un repère essentiel pour la navigation vers Saint‑Malo, en raison des passes étroites, des courants violents et du fort marnage de la rade. Le cap Fréhel a été le dernier phare gardé de France : son dernier gardien, Henri Richard, en poste depuis 1993, a pris sa retraite le 1er septembre 2019 ; le phare est depuis inhabité.

Liens externes