Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d'érection du monument.
1875
Découverte de la sépulture
Découverte de la sépulture
1875 (≈ 1875)
Fouille par Jean-Baptiste Piketty lors de travaux.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du menhir.
1911-1912
Abattage et redressement
Abattage et redressement
1911-1912 (≈ 1912)
Déplacement dû à une sablière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La Pierre à Mousseaux (cad. F 24) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Jean-Baptiste Piketty - Propriétaire et fouilleur |
A découvert la sépulture en 1875. |
| Gérard Bailloud - Archéologue |
Associe la tombe à la culture Seine-Oise-Marne. |
| Adrien de Mortillet - Archéologue |
A décrit le sol recouvert de meulière. |
| Ph. Salmon - Historien ou archéologue |
A évoqué un sol dallé de calcaire. |
Origine et histoire
La Pierre à Mousseaux, aussi appelée Grosse Borne ou Pierre de Montceau, est un menhir en grès de forme quasi rectangulaire (2,40 m de haut, 1,40 m de large, 0,70 m d’épaisseur), situé à Vigneux-sur-Seine dans l’Essonne. Classé monument historique en 1889, il fut signalé dès le XVIIIe siècle sous divers noms (Pierre de Monceau, Gros Caillou) dans les archives de l’abbaye de Saint-Germain-l’Auxerrois. Son nom évoque un tumulus voisin, aujourd’hui disparu. Abattu vers 1911-1912 pour une sablière, il fut redressé après l’arrêt de l’exploitation.
À proximité, une sépulture collective néolithique fut découverte en 1875 lors de travaux dans la sablière. Cette fosse ovale (7 m x 3 m, profonde de 2 m), entourée d’un muret en pierres sèches, contenait selon les sources entre 40 dépouilles en désordre ou des corps alignés sur deux rangs. Le sol était soit dallé de calcaire, soit recouvert de meulière. Le matériel archéologique, recueilli par le propriétaire Jean-Baptiste Piketty, associe cette tombe à la culture Seine-Oise-Marne. La sépulture, sans couverture, fut détruite après sa fouille.
Le menhir, d’un poids de 4 tonnes, se trouve près de la Seine, à la limite de Vigneux-sur-Seine et Draveil, dans l’ancien parc du château des Mousseaux. Son grès stampien et sa forme rectangulaire en font un exemple typique des mégalithes de la région parisienne. Les descriptions historiques, variables selon les auteurs (Ph. Salmon, Adrien de Mortillet, F. Martin), soulignent son importance archéologique et son lien avec les pratiques funéraires néolithiques locales.
Les sources mentionnent également des actes médiévaux de l’abbaye de Saint-Germain-l’Auxerrois, où le menhir est cité sous différents noms, reflétant son ancrage dans la mémoire locale depuis des siècles. Son classement en 1889 et les fouilles de 1875 en ont fait un objet d’étude pour des archéologues comme Gérard Bailloud, qui l’a rattaché à la culture Seine-Oise-Marne. Aujourd’hui propriété de la commune, il reste accessible bien que son environnement ait été modifié par les activités industrielles passées.