Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Dolmen érigé durant cette époque.
1764
Première mention cartographique
Première mention cartographique
1764 (≈ 1764)
Cité sur la carte de Berthier.
fin XVIIIe siècle
Transformation en abri animal
Transformation en abri animal
fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Chambre funéraire vidée et modifiée.
23 mai 1906
Classement monument historique
Classement monument historique
23 mai 1906 (≈ 1906)
Protection officielle confirmée en 1924.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit Pierre-Ardroue, dans la forêt : classement par arrêté du 23 mai 1906
Personnages clés
| Berthier - Cartographe |
A mentionné le dolmen en 1764. |
| Guégan de l'Isle - Chercheur |
A étudié les cupules supposées. |
| John Peek - Archéologue |
A référencé le site en 1975. |
| Christophe Sence - Historien |
A documenté le mégalithe en 2004. |
Origine et histoire
La pierre Ardoue, aussi appelée Ardroue ou Ardoué, est un dolmen situé dans la forêt de Rambouillet, à 1,5 km au nord-ouest du village de Saint-Léger-en-Yvelines. Ce monument mégalithique est mentionné dès 1764 sous le nom de Pierre Ardroue sur une carte dressée par Berthier. À la fin du XVIIIe siècle, sa chambre funéraire fut vidée et transformée en abri pour animaux domestiques, entraînant la perte d’environ un cinquième de sa table en grès, initialement plus imposante.
Le dolmen est classé au titre des monuments historiques le 23 mai 1906, une protection confirmée en 1924. Constitué d’une table de 3 mètres de long et de deux orthostates encore debout (sur quatre à l’origine), son architecture exacte reste incertaine en raison de son état de dégradation. Aucune trace de tumulus n’est visible aujourd’hui, et les débris environnants proviennent d’une ancienne bâtisse rurale disparue. La couche archéologique ayant été retirée bien avant les études modernes, aucun mobilier ou ossement n’a pu être analysé.
Selon une tradition locale, le dolmen aurait été érigé par des fées, reflétant le folklore souvent associé aux mégalithes. Les chercheurs, comme Guégan de l'Isle, ont cru identifier des cupules sur la table, mais celles-ci semblent être des formations naturelles. Le site, proche du GR 1, attire aujourd’hui les randonneurs et passionnés de préhistoire, bien que son accès soit conditionné par son état et sa localisation forestière.
Les études référencées, comme celles de John Peek (1975) ou Christophe Sence (2004), soulignent son appartenance probable aux dolmens rectangulaires de type beauceron, distincts des allées couvertes. Le grès utilisé pour la table proviendrait d’un gisement situé à 2 km de là, de l’autre côté de la vallée de la Vesgre. Malgré les altérations, le site reste un témoignage rare du Néolithique en Île-de-France.