Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée du monument.
1619
Première mention cartographique
Première mention cartographique
1619 (≈ 1619)
Nommé *pierre du Beau Miroir* sur les cartes.
7 septembre 1978
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
7 septembre 1978 (≈ 1978)
Protection officielle avec zone tampon de 15 m.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir et bande de terrain de 15 mètres alentours (cad. B 1135) : inscription par arrêté du 7 septembre 1978
Personnages clés
| Gargantua - Figure légendaire |
Associé à deux légendes locales sur l'origine. |
| G. Courty - Folkloriste ou historien local |
A recueilli les légendes liées au menhir. |
| John Peek - Archéologue |
A répertorié le menhir en 1975. |
Origine et histoire
La pierre Beaumirault est un menhir érigé durant le Néolithique, situé dans la commune de Bruyères-le-Châtel, dans le département de l’Essonne (Île-de-France). Constitué d’un bloc de grès de Fontainebleau, il mesure environ 1,90 m de hauteur pour une base de 2 m de large, et se dresse sur une presqu’île artificielle près de la rivière Orge. Fortement incliné depuis une époque indéterminée, il est mentionné dès 1619 sous le nom de pierre du Beau Miroir, avant d’être déformé en Beaumirault ou Mirou.
Le menhir est inscrit au titre des monuments historiques le 7 septembre 1978, avec une zone protégée de 15 mètres autour. Propriété communale, il est associé à des légendes locales, notamment celle de Gargantua : selon une version, il s’agirait d’un caillou extrait de sa chaussure, ou d’un étron pétrifié du géant. Ces récits folkloriques illustrent l’imaginaire populaire lié aux mégalithes, souvent interprétés comme des traces de géants mythiques.
Le site se trouve dans un environnement boisé, près du bassin de Trévoix, un réservoir artificiel créé sur l’Orge. Sa localisation exacte est 1 Chemin de Saint-Arnoult, à la limite des communes de Breuillet et Égly. Les études archéologiques, comme celles de John Peek (1975) ou Alain Bénard (2012), le répertorient parmi les mégalithes de la région parisienne, soulignant son intérêt pour la compréhension des pratiques funéraires ou rituelles néolithiques en Île-de-France.