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Pierre de la Fée de Draguignan dans le Var

Patrimoine classé Mégalithes Pierre

Pierre de la Fée de Draguignan

    Le Neiron
    83300 Draguignan
Propriété privée
Pierre de la Fée de Draguignan
Pierre de la Fée de Draguignan
Pierre de la Fée de Draguignan
Pierre de la Fée de Draguignan
Pierre de la Fée de Draguignan
Pierre de la Fée de Draguignan
Pierre de la Fée de Draguignan
Crédit photo : This illustration was made by (User:Royonx) and re - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction initiale
1844
Fouilles archéologiques
1889
Classement monument historique
1951
Restauration majeure
1975
Attentat au dynamitage
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit La pierre de la Fée (cad. L 518) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Fée Esterelle - Figure légendaire locale Associée à des croyances sur la fertilité.
Adrien de Mortillet - Archéologue du XIXe siècle A étudié le dolmen dans *L'Homme préhistorique*.
Auteur de l'attentat de 1975 - Opposant politique anonyme Dynamita le monument en protestation.

Origine et histoire

La Pierre de la Fée est un dolmen situé sur la commune de Draguignan, dans le Var. Classé monument historique depuis 1889, il a fait l'objet de plusieurs restaurations, notamment en 1951, où une semelle de béton a été ajoutée pour renforcer les dalles et un chêne séculaire a été entaillé pour préserver l'édifice. Lors des fouilles de 1844, des objets funéraires ont été découverts, dont une pointe de flèche en silex, des boutons en os et une perle en plomb, ainsi que des ossements humains sans trace de combustion, sauf un fragment de crâne.

En 1951, la dernière restauration a permis de recueillir un matériel archéologique supplémentaire : une vingtaine de perles en divers matériaux (calcaire, callaïs, lignite, serpentine), une crache de cerf percée et trois opercules d'escargot Pomatias elegans. Ces artefacts ont été datés du Chalcolithique, aussi appelé « âge du cuivre ». Le dolmen, aujourd’hui partiellement préservé, ne conserve que deux orthostates et une dalle de chevet, mesurant entre 2,20 m et 2,40 m de haut, ainsi qu’une table de couverture monumentale de 20 tonnes.

En 1975, un attentat au dynamitage a endommagé le monument, perpétré par un habitant de Draguignan en protestation contre le transfert de la préfecture du Var de Draguignan à Toulon en 1974. Cet événement a marqué l’histoire récente du site. Selon une légende locale, les femmes stériles venaient y invoquer la fée Esterelle pour obtenir une grossesse, illustrant l’importance symbolique du dolmen dans la culture populaire.

Le dolmen est constitué de calcaire local, avec une table de couverture de 6 m de long, 4,70 m de large et 0,58 m d’épaisseur. Son nom a inspiré des lieux contemporains à Draguignan, comme une maison de retraite et un arrêt de bus. Les fouilles et restaurations successives ont permis de mieux comprendre son usage funéraire et son évolution au fil des millénaires.

Liens externes