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Frise chronologique
Néolithique
Construction initiale
Construction initiale
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification du dolmen.
1844
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1844 (≈ 1844)
Découverte d'objets funéraires et d'ossements humains.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du dolmen.
1951
Restauration majeure
Restauration majeure
1951 (≈ 1951)
Renforcement des dalles et découverte de perles.
1975
Attentat au dynamitage
Attentat au dynamitage
1975 (≈ 1975)
Dommages causés par un opposant politique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit La pierre de la Fée (cad. L 518) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Fée Esterelle - Figure légendaire locale |
Associée à des croyances sur la fertilité. |
| Adrien de Mortillet - Archéologue du XIXe siècle |
A étudié le dolmen dans *L'Homme préhistorique*. |
| Auteur de l'attentat de 1975 - Opposant politique anonyme |
Dynamita le monument en protestation. |
Origine et histoire
La Pierre de la Fée est un dolmen situé sur la commune de Draguignan, dans le Var. Classé monument historique depuis 1889, il a fait l'objet de plusieurs restaurations, notamment en 1951, où une semelle de béton a été ajoutée pour renforcer les dalles et un chêne séculaire a été entaillé pour préserver l'édifice. Lors des fouilles de 1844, des objets funéraires ont été découverts, dont une pointe de flèche en silex, des boutons en os et une perle en plomb, ainsi que des ossements humains sans trace de combustion, sauf un fragment de crâne.
En 1951, la dernière restauration a permis de recueillir un matériel archéologique supplémentaire : une vingtaine de perles en divers matériaux (calcaire, callaïs, lignite, serpentine), une crache de cerf percée et trois opercules d'escargot Pomatias elegans. Ces artefacts ont été datés du Chalcolithique, aussi appelé « âge du cuivre ». Le dolmen, aujourd’hui partiellement préservé, ne conserve que deux orthostates et une dalle de chevet, mesurant entre 2,20 m et 2,40 m de haut, ainsi qu’une table de couverture monumentale de 20 tonnes.
En 1975, un attentat au dynamitage a endommagé le monument, perpétré par un habitant de Draguignan en protestation contre le transfert de la préfecture du Var de Draguignan à Toulon en 1974. Cet événement a marqué l’histoire récente du site. Selon une légende locale, les femmes stériles venaient y invoquer la fée Esterelle pour obtenir une grossesse, illustrant l’importance symbolique du dolmen dans la culture populaire.
Le dolmen est constitué de calcaire local, avec une table de couverture de 6 m de long, 4,70 m de large et 0,58 m d’épaisseur. Son nom a inspiré des lieux contemporains à Draguignan, comme une maison de retraite et un arrêt de bus. Les fouilles et restaurations successives ont permis de mieux comprendre son usage funéraire et son évolution au fil des millénaires.