Frise chronologique
Néolithique
Construction estimée
Construction estimée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection du menhir
1888
Première protection
Première protection
1888 (≈ 1888)
Mesures de conservation par le préfet Buisson
1er septembre 1977
Classement MH
Classement MH
1er septembre 1977 (≈ 1977)
Inscription comme monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit Pierre de Richebourg (cad. D 713) : classement par arrêté du 1er septembre 1977
Personnages clés
| M. Buisson - Préfet de Vitré (1888) |
Initiateur des mesures de conservation |
| Paul Bézier - Archéologue, membre de la SAIV |
A recueilli légendes et étudié le menhir |
Origine et histoire
La pierre de Richebourg, aussi appelée menhir de Richebourg, est un bloc de quartzite prismatique situé sur la commune de Retiers, en Ille-et-Vilaine. Orienté est-ouest, il mesure 3,15 mètres de haut pour 2,35 mètres de large et 1,50 mètre d’épaisseur. Des traces suggèrent qu’il était initialement plus haut, sa partie supérieure ayant probablement été débitée. Ce menhir, dont la conservation fut initiée dès 1888 par le préfet Buisson de Vitré, est mentionné dans les anciens Guides Joanne, précurseurs des Guides bleus.
Classé au titre des monuments historiques depuis le 1er septembre 1977, la pierre de Richebourg est associée à des légendes locales. Paul Bézier, membre de la Société archéologique d’Ille-et-Vilaine, rapporte une tradition évoquant une empreinte de main sur sa partie supérieure et l’existence passée d’un cromlech environnant, bien qu’aucune preuve archéologique n’ait confirmé cette hypothèse. Le menhir aurait aussi servi de « tribune » pour haranguer la foule, selon des récits populaires.
Les recherches archéologiques, notamment celles de Paul Bézier en 1883 et 1886, ainsi que les travaux plus récents comme ceux de Jacques Briard en 2004, documentent ce monument dans le cadre des mégalithes d’Ille-et-Vilaine. Son étude contribue à la compréhension des pratiques néolithiques en Bretagne, où les menhirs jouaient souvent un rôle symbolique ou rituel dans les sociétés préhistoriques. Aucune trace tangible du cromlech supposé n’a cependant été identifiée à ce jour.