Frise chronologique
Néolithique
Période d'origine supposée
Période d'origine supposée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Bloc erratique associé à des traces humaines.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Classé à tort comme dolmen.
1902
Contestation scientifique
Contestation scientifique
1902 (≈ 1902)
Léon Coutil nie son statut mégalithique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit Pierre Dialan (cad. E 124) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
Doute du classement dès le XIXe. |
| Léon Coutil - Préhistorien |
Confirme en 1902 son origine naturelle. |
| Gargantua - Personnage légendaire |
Légende locale associée à la pierre. |
Origine et histoire
La Pierre Dialan, aussi appelée Pierre Dyalan ou Pierre Yollan, est un bloc erratique de quartz situé dans le Bois du Nid du Chien, près de Jurques (Calvados). Bien que classée comme dolmen en 1889, son statut de monument mégalithique est contesté depuis le XIXe siècle. Des fouilles y ont révélé des ossements humains et animaux, ainsi que des objets en silex et bronze, mais aucun trésor.
Associée à la légende de Gargantua, la pierre était un lieu de pèlerinage où les grand-mères déposaient des branches de palmier pour protéger leurs petits-fils de la conscription. Arcisse de Caumont et Léon Coutil ont démontré qu’il s’agissait d’une formation naturelle, sans lien avec les pratiques funéraires néolithiques.
Aujourd’hui, la Pierre Dialan se trouve en forêt, près du zoo de Jurques et d’une ancienne carrière de grès. Un chemin balisé mène à ce site classé, entouré de légendes bocagères normandes. Son accès reste libre, bien que sa localisation exacte soit discrète, à la limite d’une excavation.
Le classement de 1889, maintenu malgré les doutes scientifiques, en fait un témoignage curieux des croyances populaires et des erreurs archéologiques du XIXe siècle. Les objets découverts (silex, bronze) suggèrent une fréquentation humaine, mais sans preuve d’une utilisation rituelle structurée.