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Pierre Dialan de Jurques à Jurques dans le Calvados

Patrimoine classé Mégalithes Dolmens

Pierre Dialan de Jurques

    Le Bois du Nid du Chien
    14260 Dialan sur Chaîne
Propriété privée
Pierre Dialan de Jurques
Pierre Dialan de Jurques
Crédit photo : Roi.dagobert - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Période d'origine supposée
1889
Classement monument historique
1902
Contestation scientifique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit Pierre Dialan (cad. E 124) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Arcisse de Caumont - Historien et archéologue Doute du classement dès le XIXe.
Léon Coutil - Préhistorien Confirme en 1902 son origine naturelle.
Gargantua - Personnage légendaire Légende locale associée à la pierre.

Origine et histoire

La Pierre Dialan, aussi appelée Pierre Dyalan ou Pierre Yollan, est un bloc erratique de quartz situé dans le Bois du Nid du Chien, près de Jurques (Calvados). Bien que classée comme dolmen en 1889, son statut de monument mégalithique est contesté depuis le XIXe siècle. Des fouilles y ont révélé des ossements humains et animaux, ainsi que des objets en silex et bronze, mais aucun trésor.

Associée à la légende de Gargantua, la pierre était un lieu de pèlerinage où les grand-mères déposaient des branches de palmier pour protéger leurs petits-fils de la conscription. Arcisse de Caumont et Léon Coutil ont démontré qu’il s’agissait d’une formation naturelle, sans lien avec les pratiques funéraires néolithiques.

Aujourd’hui, la Pierre Dialan se trouve en forêt, près du zoo de Jurques et d’une ancienne carrière de grès. Un chemin balisé mène à ce site classé, entouré de légendes bocagères normandes. Son accès reste libre, bien que sa localisation exacte soit discrète, à la limite d’une excavation.

Le classement de 1889, maintenu malgré les doutes scientifiques, en fait un témoignage curieux des croyances populaires et des erreurs archéologiques du XIXe siècle. Les objets découverts (silex, bronze) suggèrent une fréquentation humaine, mais sans preuve d’une utilisation rituelle structurée.

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