Frise chronologique
4650 ans BP (vers 2650 av. J.-C.)
Datation du site
Datation du site
4650 ans BP (vers 2650 av. J.-C.) (≈ 100 av. J.-C.)
Datation au carbone 14 du site.
XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XIXe siècle (≈ 1865)
Destruction du dolmen Pierre-Rousse et de menhirs.
1910
Dégâts au tumulus
Dégâts au tumulus
1910 (≈ 1910)
Extraction de pierres endommageant le tumulus.
1913
Fouilles Baudouin et Rousseau
Fouilles Baudouin et Rousseau
1913 (≈ 1913)
Première campagne de fouilles et restauration.
4 août 1959
Classement monument historique
Classement monument historique
4 août 1959 (≈ 1959)
Classement des deux dolmens.
1978 et 1991
Restauration et fouilles
Restauration et fouilles
1978 et 1991 (≈ 1991)
Campagnes de restauration par Roger Joussaume.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Deux dolmens dits La Pierre Folle des Cous et La Ciste des Cous (cad. C 182p, 183) : classement par arrêté du 4 août 1959
Personnages clés
| Marcel Baudouin - Archéologue |
Fouilles et restauration en 1913. |
| Lucien Rousseau - Propriétaire et archéologue |
Collaboration aux fouilles de 1913. |
| Roger Joussaume - Archéologue |
Fouilles et restaurations en 1978 et 1991. |
Origine et histoire
La nécropole des Cous, située à Bazoges-en-Pareds dans la Vendée (Pays de la Loire), est un site mégalithique datant du Néolithique. Elle se compose de deux dolmens principaux : les Pierres-Folles et la Ciste des Cous, ainsi que des vestiges d'autres structures disparues, comme un troisième dolmen et un menhir renversé. Le site, implanté à 75 m d'altitude sur un plateau calcaire, fut partiellement détruit au XIXe siècle et fouillé à plusieurs reprises, notamment en 1913 et 1978.
Les fouilles menées par Marcel Baudouin et Lucien Rousseau en 1913 révélèrent des ossements humains et des objets archéologiques, dont des céramiques, des outils lithiques et des éléments de parure. La datation au carbone 14 situe le site vers 4 650 ans BP. Le dolmen des Pierres-Folles, de type angevin, et la Ciste des Cous, initialement considérée comme une ciste mais en réalité un dolmen à couloir, témoignent de pratiques funéraires complexes, avec des sépultures collectives et des réutilisations ultérieures.
Le site fut classé monument historique en 1959 et restauré en 1978 et 1991. Les découvertes archéologiques, comme des armatures de flèches, des perles en calcaire et des fragments de céramique, indiquent une occupation continue du site jusqu'à l'âge du Bronze et au-delà. La nécropole est un exemple remarquable de l'architecture mégalithique de la région, avec des structures en pierre sèche et des chambres sépulcrales pavées.
Les ossements exhumés, appartenant à plus d'une centaine d'individus, suggèrent une utilisation prolongée du site comme lieu de sépulture collective. La présence de tessons de poterie et d'objets métalliques postérieurs au Néolithique atteste d'une fréquentation du site bien après sa construction initiale. Les fouilles ont également révélé des traces de purification par le feu et des aménagements architecturaux complexes, comme des murs de parement et des encorbellements.
Le site est aujourd'hui protégé et géré par la Société préhistorique française, qui en a acquis la propriété après les fouilles initiales. Les études menées par Roger Joussaume dans les années 1970 et 1990 ont permis de mieux comprendre l'évolution architecturale et funéraire du site, tout en confirmant son importance dans le paysage mégalithique vendéen.