Frise chronologique
Néolithique
Période de construction estimée
Période de construction estimée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection présumée du menhir
1840
Première mention écrite
Première mention écrite
1840 (≈ 1840)
Cité par Louis-Léon Gadebled comme « pierres druidiques »
1896
Description par Léon Coutil
Description par Léon Coutil
1896 (≈ 1896)
Inventaire des menhirs de France (Eure)
26 juin 1950
Classement monument historique
Classement monument historique
26 juin 1950 (≈ 1950)
Arrêté de protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La Pierre-Frite, dans le parc du château de Lorey (cad. E 781) : classement par arrêté du 26 juin 1950
Personnages clés
| Louis-Léon Gadebled - Historien local |
Premier à mentionner le menhir (1840) |
| Léon Coutil - Président de la Société préhistorique française |
A décrit le menhir en 1896 |
Origine et histoire
La Pierre-Frite, aussi appelée menhir de Lorey, est un mégalithe emblématique situé dans le parc du château de Lorey, sur la commune de Breuilpont (Eure, Normandie). Ce bloc de grès, mesurant 3,2 mètres de hauteur pour 2,8 mètres de largeur à la base, se distingue par son orientation nord-sud et une fissure verticale le divisant en deux parties quasi égales. Son côté ouest, relativement plat, suggère un travail humain ou une érosion naturelle marquée.
La première mention écrite de la Pierre-Frite remonte à 1840, lorsque Louis-Léon Gadebled évoque « deux pierres levées druidiques » près du hameau de Lorey. En 1896, Léon Coutil, président de la Société préhistorique française, le décrit dans son Inventaire des menhirs et dolmens de France (département de l’Eure). Ce n’est cependant qu’en 1950 que le menhir est officiellement classé au titre des monuments historiques, par arrêté du 26 juin, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Le menhir illustre l’importance des sites mégalithiques dans la vallée de l’Eure, une région où les communautés néolithiques ont érigé des pierres dressées à vocation probablement rituelle ou commémorative. Son emplacement actuel dans un parc privé soulève des questions sur sa localisation d’origine, possiblement déplacée au fil des siècles. La fissure caractéristique et ses dimensions imposantes en font un spécimen remarquable parmi les mégalithes normands.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son statut de monument historique protégé, tout en notant une imprécision géographique dans les bases de données officielles (localisation notée à 5/10 sur Monumentum). Cette ambiguïté reflète les défis de documentation des sites préhistoriques, souvent déplacés ou réutilisés au cours des millénaires.