Frise chronologique
Néolithique (4000-2000 av. J.-C.)
Érection du menhir
Érection du menhir
Néolithique (4000-2000 av. J.-C.) (≈ 3000 av. J.-C.)
Période estimée de construction préhistorique
25 mars 1970
Classement monument historique
Classement monument historique
25 mars 1970 (≈ 1970)
Inscription par arrêté ministériel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit Pierre Jaune de Kercambre (cad. G 970) : inscription par arrêté du 25 mars 1970
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur |
Origine et histoire
Le menhir de Kercambre, appelé aussi Pierre Jaune, est un bloc de quartzite blanche dressé d’environ 1,5 m de hauteur, situé sur la commune de Saint-Gildas-de-Rhuys, dans le Morbihan. Implanté au sud du hameau de Kerroux, en bord de rivage, son emplacement actuel résulte probablement de l’élévation du niveau marin depuis le Néolithique, époque de son érection. Ses dimensions à la base (1,2 m de largeur pour 1 m d’épaisseur) et son état détérioré – notamment par des graffitis – en font un vestige fragile mais emblématique du patrimoine mégalithique breton.
Classé monument historique par arrêté du 25 mars 1970, ce menhir illustre les pratiques culturelles et religieuses des sociétés néolithiques, qui érigeaient ces pierres pour des raisons encore partiellement mystérieuses (marqueurs territoriaux, symboles funéraires ou astronomiques). Son matériau, la quartzite blanche, contraste avec les granits plus courants dans la région, soulignant la diversité des ressources exploitées par les bâtisseurs préhistoriques. Aujourd’hui, il reste accessible près du chemin de la Pierre Jaune, bien que son isolement et les agressions humaines menacent sa conservation.
Le site s’inscrit dans un ensemble plus large de mégalithes morbihannais, témoignant d’une occupation humaine dense durant le Néolithique. La Bretagne, riche en monuments de ce type, offre un terrain privilégié pour l’étude des communautés sédentaires qui, vers 4000-2000 av. J.-C., structuraient leur espace avec ces pierres levées. La Pierre Jaune de Kercambre, bien que modeste par sa taille, participe à ce patrimoine exceptionnel, aujourd’hui protégé et documenté par les services du ministère de la Culture.