Construction du dolmen Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'édification du monument.
1815
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1815 (≈ 1815)
Découverte de dalles enfouies à l'est.
24 avril 1934
Classement monument historique
Classement monument historique 24 avril 1934 (≈ 1934)
Protection officielle du dolmen par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit Pierre-Levée (cad. C 64) : classement par arrêté du 24 avril 1934
Personnages clés
Léon Coutil - Archéologue et historien
Auteur d'un inventaire des mégalithes de l'Orne en 1926.
Origine et histoire de la Pierre Levée
La Pierre Levée, également connue sous le nom de Pierre Pleureuse ou Pierre des Veuves, est un dolmen situé à Fontaine-les-Bassets, dans le département de l'Orne, en Normandie. Ce monument mégalithique remonte à la période néolithique et se présente sous la forme d'une table de couverture en grès mesurant 4 mètres de long sur 3,70 mètres de large, aujourd'hui inclinée et reposant sur un seul support. Deux autres dalles, longues de 2,75 mètres, ont été découvertes enfouies à l'est lors de fouilles menées en 1815.
Le dolmen a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 24 avril 1934, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale. Son état actuel, partiellement écroulé, reflète les altérations subies au fil des siècles, tout en conservant une valeur archéologique majeure pour l'étude des pratiques funéraires néolithiques en Basse-Normandie.
Ce type de monument, typique du mégalithisme, servait généralement de sépulture collective. Dans le contexte régional du Néolithique, les communautés locales étaient organisées autour de l'agriculture, de l'élevage et de l'artisanat, et ces structures jouaient un rôle central dans les rituels liés à la mort et à la mémoire des ancêtres. Les dolmens, comme celui de Fontaine-les-Bassets, marquaient souvent le paysage et servaient de repères symboliques pour les populations de l'époque.
Les sources disponibles, notamment les références de Léon Coutil dans L'Homme Préhistorique (1926) et les données de l'Inventaire Normandie Mérimée, soulignent l'importance de ce site parmi les autres monuments mégalithiques de l'Orne. Malgré son état partiel, la Pierre Levée reste un témoignage précieux des techniques de construction et des croyances des sociétés néolithiques de la région.
Les fouilles de 1815, bien que peu documentées dans le texte source, ont permis de mettre au jour des éléments structuraux enfouis, offrant un aperçu des méthodes de construction utilisées il y a plusieurs millénaires. Aujourd'hui, le site continue de susciter l'intérêt des archéologues et des historiens, tout en étant accessible au public pour des visites, bien que son degré de précision géographique soit jugé médiocre (niveau 5/10 selon Monumentum).